« L’autre faiblesse de l’Etat, c’est la lenteur, la bureaucratie. Ce qu’on doit faire en deux ou trois jours, en Guinée, on fait une semaine ou un mois pour le faire. Ce qui explique notre faible taux d’absorption des crédits qu’on met à notre disposition. Voilà donc un autre point faible au niveau du pouvoir….Mais la vérité aussi est que nous avons un déficit de ressources humaines : ça, il faut le reconnaître. Si la première République a formé des cadres, envoyé tous les lauréats dans les grandes écoles, aujourd’hui, on a un grand déficit de cadres à tous les niveaux : pas seulement au niveau supérieur, même au niveau moyen….Or, sans ressources humaines, un pays avance difficilement. Nous avons la chance aujourd’hui que beaucoup de nos compatriotes qui sont à l’extérieur commencent à rentrer progressivement. Malheureusement, une partie nous est prise par les miniers, une autre partie par la Banque mondiale, le Fonds monétaire et la BAD, parce qu’ils paient mieux que nous. Mais, nous allons essayer aussi d’améliorer pour qu’on ait au moins une partie de nos cadres….Nous n’avons pas très souvent la maîtrise des nouvelles technologies. Nous sommes dans un monde aujourd’hui où tout est informatisé. Parfois, il arrive même qu’il n’y ait pas une certaine liaison directe entre les Impôts, le Trésor et la Banque centrale, alors que nous sommes à l’ère de l’informatisation. Voilà tout un ensemble de cas au niveau de l’Etat qui freinent notre développement économique….Au niveau du privé, la première chose, c’est qu’il n’y a pas de privé en Guinée. Vous avez au moins trois structures patronales. Et plus souvent, ce ne sont pas des industriels. C’est le secteur du commerce qui se réunit….Deuxième faiblesse, les hommes d’affaires ne savent pas présenter des dossiers bancables. Or, ce n’est pas l’argent qui manque » Président Alpha Condé

Source:Guineenews

 

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