AG de l’UFR : Sidya Touré sur l’affaire de la Ceni « chez nous, un seul parti veut s’attribuer tout. Je dis, ce n’est pas une bonne mentalité pour aller de l’avant… »

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Sidya Touré président de l’UFR
Sidya Touré président de l’UFR

Le choix des éléments devant composer la nouvelle Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) continue de diviser l’opposition guinéenne. L’Union des Forces Républicaines (UFR) continue de proclamer qu’elle aura bien deux places sur les sept disponibles. Sans quoi, « il y aura une CENI sans l’opposition », a annoncé Sidya Touré ce samedi, 12 janvier 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti.

L’assemblée générale du parti républicain a enregistré une forte mobilisation des militants. Venu leur présenter ses vœux de nouvel an, Sidya Touré s’est exprimé à nouveau sur la composition de la nouvelle CENI. L’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat persiste et signe que son parti aura bien deux représentants à la CENI, contrairement à la volonté de l’UFDG, principal parti d’opposition.

En ce qui concerne le manque de consensus entre l’UFDG, l’UFR et le PEDN au tour de la désignation des sept conseillers pour la CENI, Sidya Touré affirme que « c’est un faux problème ». Selon lui, «nous avons demandé de revoir le nombre de commissaires à la CENI, cela a été des discussions longues. L’opposition s’est donné la main face à la mouvance et nous avons obtenu de ramener le nombre de 25 à 17. Et, on a fait une répartition : 7 pour la mouvance et 7 pour l’opposition. Chacun des groupes s’est retrouvé pour dire comment ça va se repartir. On s’est tous entendu de voter la loi et il n’y a pas eu de commentaires. Le lundi dernier, le ministre de l’administration nous a demandé de désigner les noms des commissaires qu’on doit inscrire pour la CENI. Chacun de nous savait ce qu’il avait à faire. L’UFDG avait 4, l’UFR avait 2 et le PEDN avait 1 commissaire. On nous dit que l’UFDG a fait des calculs mathématiques et que selon les calculs, ils doivent avoir 5 commissaires, l’UFR 1 et le PEDN 1. Si nous, nous avons 1 et que l’UFDG a 5, ça veut dire que l’UFDG a cinq fois plus de députés à l’Assemblée nationale que nous ».

Prenant exemple sur le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, qui a reparti les 7 commissaires entre la NGR et l’UPR, Sidya Touré dira que « chez nous, un seul parti veut s’attribuer tout. Je dis, ce n’est pas une bonne mentalité pour aller de l’avant. Le ministre nous a écrit pour dire que si l’opposition ne s’entend pas, il nous donne 45 jours. Peut-être qu’il y aura une CENI ici sans l’opposition, parce qu’il n’est pas question que ce qui a été entendu avant, qu’on vienne changer cela. Nous ne changerons pas notre position par rapport à ça. De toute façon, on a parfaitement raison ». Répondant à ceux qui disent que l’UFDG est fâchée contre l’UFR du fait est qu’elle n’a pas bénéficié de son soutien à Matoto, Sidya Touré tranche en ces termes : « nous ont-ils soutenu à Boké ? Est-ce qu’ils nous ont soutenus à Malapouya ? ».

La sempiternelle question du fichier électoral est également revenue dans les débats. Selon Sidya Touré, l’UFR n’ira à aucune élection tant que le fichier électoral n’est pas assaini.

Source : guineematin

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