Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), était en assemblée générale extraordinaire ce jeudi 3 janvier 2018, au siège du SLECG à Donka. Il était question de rendre compte de la rencontre avec le ministre Tibou Kamara mais aussi décider de la suite à donner.

D’entré de jeu, les grévistes mobilisés ont crié le nom de Tibou Kamara: « vive Tibou », avant d’enchaîner avec « Kassory, zéro ».

Le chargé de communication du SLECG, a eu l’honneur de rendre compte de la rencontre avec le ministre de l’industrie.

« Le ministre Tibou Kamara nous a relaté les raisons pour lesquelles il a repris le dossier de négociation à la demande du président de la république. Sur proposition du chef de l’Etat, au cas où, le bureau exécutif adopterait et que la base accepterait, l’on allait procéder au dégel des trois mois de salaire. Par décret présidentiel, Il sera question de la création du comité de réforme du système éducatif guinéen dont le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée aura la lourde tâche de procéder au recensement des fonctionnaires. C’est au cours de ce recensement que le SLECG à travers l’ensemble des enseignants, va pouvoir présenter les résultats pour enfin procéder à l’augmentation de salaire« , explique-t-il.

Par la suite, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a enchaîné avec: « Vive la radiation ! Prêts pour la radiation ! ». Il a ensuite encouragé ses camarades, à resserrer les rangs.

« Nous sommes dans le dernier virage du combat, c’est le dernier face-à-face… Les balles sont finies, nous sommes maintenant face à face et nous sommes à quelques microns de la victoire. Comme les enfants le disent, fin Guéré nara », clame-t-il.

Il a par ailleurs réaffirmé que les menaces de radiation du gouvernement ne sont que des intimidations qui n’effraient aucun enseignant.

« Restez tranquilles, ce sont de propos d’intimidation. Personne ne sera radié. Je dis bien, personne ! Et, si un seul enseignant est radié, tous les enseignants, nous débarquerons tous à la primature et on va nous tuer tous« , rassure  Aboubacar Soumah.

Lamine Komah

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