Réputées pour leur caractère violent à l’encontre des opposants au régime Condé, les forces de l’ordre n’ont pas dérogé à cette règle ce  lundi. C’était à l’occasion de la manifestation  »interdite » de l’opposition.

En dépit de la négation des autoritéPhoto d'un blesse par balle s au plus haut niveau, le long de la route le prince, la terreur a régné à nouveau. Les témoignages recueillis auprès des habitants de la zone et des victimes rencontrées à l’hôpital Donka ce matin en font foi.

Au 5ème étage de l’ancien bâtiment, dans une salle présentant le visage d’une pièce abandonnée, avec des lits aux matelas vieux et sales, parfois sans couverture, des jeunes gens se présentent comme des victimes des gendarmes lors des violences politiques enregistrées . Avec une blessure à la cuisse, Ibrahima Bah confie avoir reçu une balle de la part d’un gendarme qu’il voulait empêcher de vandaliser sa boutique.

Avant lui, au troisième, parmi d’autres malades très visiblement affaiblis, un jeune homme affiche une meilleure forme physique. Ibrahima n’hésite pas de soulever le drap de lit qui lui sert de couverture pour montrer une blessure au niveau de sa partie intime d’où la balle reçue par derrière est sortie. Il attend impatiemment une intervention chirurgicale qui semble imminente.

Sa maman, impatiente de voir son fils admis au bloc opératoire est partagée entre l’espoir de voir l’opération s’effectuer et l’inquiétude. Ne sachant quelle sera l’issue de l’épreuve. En attendant, elle ne décolère pas contre la gendarmerie dont les agents ne s’attaquent pas qu’aux manifestants dans la rue. Et de se désoler de ne pas pouvoir déplacer sa concession de la zone où les populations ne sont pas à l’abri, même à l’intérieur des habitations.

Un témoin croisé à la rentrée de l’hôpital exhibe des images de véhicules et autres biens endommagés, accuse lui aussi les gendarmes d’avoir tiré à balles réelles sur des jeunes de son quartier. Ce n’est pas tout. Il leur reproche également d’avoir coupé intentionnellement des conduites d’eau dans son secteur à Hamdallaye pharmacie. Un geste qui ne semble pas être un acte isolé. Des témoignages concordants rapportent que  lundi, les mêmes gendarmes s’étaient attaqués aux installations d’un forage au niveau de l’ancien cinéma  »Le prince ».

Une méthode nouvelle dans  »les stratégies » des forces de l’ordre qui ne se contentent plus de blesser, tuer et piller les biens des populations. Au nom d’un prétendu maintien d’ordre, il faut priver d’eau, ces Guinéens dont la seule faute est celle d’avoir habité l’axe Bambéto-Cosa sous le régime Condé.

Thierno Souleymane Diallo

 

 

 

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