Tribunal Militaire: le président du tribunal manque-t-il d’humanisme pour les prévenus ?

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Il fait preuve d’un cynisme rare. Depuis le 25 décembre dernier, les six militaires poursuivis pour « désertion et violation de consignes militaires » sont en train d’être jugés par un tribunal militaire. Après trois jours d’audience, le cynisme du président du tribunal militaire à l’égard des prévenus fait débat.

Pour preuve, lors de la troisième journée d’audience, le président El Hadj Sékou Keita puisqu’il s’agit de lui s’est montré intransigeants à l’endroit des deux prévenus qui sont passé devant la barre. Premièrement, il a refusé une demande du Colonel Mohamed Condé qui a sollicité de s’assoir après plus de trois heures d’interrogatoire. « Monsieur le président, mon client est un peu fatiguer il veut s’assoir », dit un des avocats de la défense. « Non, il peut s’arrêter d’abord, c’est un militaire », répond le président du tribunal.

Quelques minutes plus tard aux environs de 13 heures, l’un des prévenus le lieutenant Colonel Mamadouba Bondabon Camara étant malade a sollicité la permission de sortir pour manger. Là aussi, le président du tribunal a opposé un refus catégorique. Il a fallu l’insistance du pool des avocats de la défense pour qu’il accepte que ce dernier sorte pour manger.

« Monsieur le président, c’est un cas social qui est très important. Notre client qui est malade veut manger. Vous savez, c’est un besoin primaire que même le législateur n’enfreint pas », martèle un des avocats de la défense. C’est ainsi que le président du tribunal, Sékou Keïta a accepté la demande tout en soulignant ceci : « si vous voulez demander quoi que ce soit, il faut attendre votre tour de parole ».

Arrivé à la barre, le lieutenant Colonel Bondabon Camara qui draine une maladie diabétique qui l’empêche de s’arrêter longtemps a été obligé de se tenir débout pour répondre à l’interrogatoire du juge, du procureur et des avocats de deux parties.

Après quelques minutes, apparemment fatigué, rongé par la maladie, l’ex-préfet de Dubréka faisait des voltefaces devant le juge qui n’avait apparemment aucun état d’âme de la situation du lieutenant Colonel Bondabon.

Pour obtenir l’autorisation de s’assoir, il a falu que l’un de ses avocats demande au juge pour éviter d’être humilié

avec lejourguinee

 

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