Une bande de trafiquants d’êtres humains vient de tomber dans les filets des services spéciaux de lutte contre la drogue et le crime organisé. Depuis début janvier dernier, le colonel Moussa Tiégboro Camara et son équipe informés, se sont mis à la trousse de ces ‘’délinquants’’ pour les mettre hors d’état de nuire. Il a fallu attendre le 21 mars passé pour que ce réseau tombe dans les mailles de Tiégboro. Devant la presse, quatre personnes sont présentées dont une fille et une cinquième serait en fuite vers le Koweït

Leur spécialité, trouver des visas pour des jeunes filles pour un travail au Koweït. Selon les premières informations, le travail consiste à être femmes de ménages dans les familles répertoriées. Le paradoxe est que ces incrédules de filles ne déboursent rient au départ de Conakry. Tout est à la charge de ces trafiquants, billet d’avion, visa et tout autre frais et les négociations se passent, apprend-t-on, via Watshap et les filles ne reçoivent leurs passeports qu’à l’aéroport pour le départ. Une fois là-bas, elles sont soumises par contre à un remboursement par transfert avec intérêt dès qu’elles commencent à percevoir leur salaire. Le hic est qu’elles passent du rêve de l’Eldorado au cauchemar parce qu’elles sont, outre les supposées activités de ménage, utilisées à d’autres fins notamment sexuelles, de prostitution apprends-t-on. Pour le moment, a laissé entendre le colonel Tiégboro, après un premier interrogatoire plus de 30 filles dont l’âge se situe entre 17 et 30 ans sont déjà sur le sol koweïtien mais toutes injoignables. 34 autres étaient également disposées pour la même aventure, ajoute le colonel Camara

A en croire une parente d’une victime ‘’MB’’ 28 ans également prise en otage au Koweït pour les mêmes motifs, ‘’elles sont des centaines de filles de nationalités différentes aujourd’hui dans cette situation’’. Pour leur cas, témoigne-t-elle, ‘’elle a été recrutée pour deux années moyennant un salaire mensuel de 80 dollars koweitiens. Avec une prise en charge de la nourriture, l’habillement, les frais de soins par le sponsor qui lui paie également le ticket retour à l’échéance du contrat’’. A défaut, a-t-elle renchérit, et comme ça s’apparente à une rupture souhaitée du contrat, les ravisseurs exigent à la fille le paiement de Deux mille dollars (près de 20.000.000 GNF) pour obtenir son retour où elle est contrainte de travailler pendant huit (8) mois. Mais quel travail ? S’empresse-t-on de se poser comme question dont la réponse est des toute floue. ‘’On n’en sait vraiment pas’’ s’est désolé notre interlocutrice avec un regard perdu visiblement sous le choc. L’autre question qu’on puisse se poser si les parents décident d’envoyer de l’argent l’on se demande dans quelle main il va tomber ? Selon un document tenant lieu de recrutement dont nous détenons copie l’agence de recrutement a pour adresse MOHAMMED ABDOULRAZAQ AL-SERAFI Hawalli-Lbn Khaldoon St.Lbn Lbn Khaldoon comp.Basement #3-4 Tel# +96599333275 E-mail : sgroup.agency@yahoo.com website : www.sntasgroup.com

Face à ce triste sort de ces filles, le colonel Moussa Tiégboro tend la main aux familles victimes dont le témoignage pourrait aider à démanteler ce réseau. Il aurait déjà alerté les ministères concernés (Affaires étrangères et guinéens de l’étranger, coopération…) pour des dispositions afin de réussir pour un premier temps à localiser ces filles, les mettre à l’abri et assurer ensuite leur rapatriement sur la Guinée. A suivre

Chérif DIALLO

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