Tariq Ramadan : une cagnotte de soutien compte plus de 90 000 euros

Le soutien autour de l’islamologue controversé s’organise. Une cagnotte, créée jeudi 22 février par la famille de Tariq Ramadan, appelle ses partisans à se mobiliser pour financer les « procédures juridiques, frais d’avocats, expertises et contre expertises », peut-on lire sur le site de la campagne de crowdfunding. Le théologien suisse, mis en examen pour viols, est détenu à la prison de Fleury-Mérogis(Essonne) depuis le 2 février dernier. « Face à une machination sans nom, Tariq Ramadan se trouve confronté à plusieurs affaires dont la bataille sera longue et coûteuse. Plusieurs procédures et de nombreux frais sont d’ores et déjà engagés », est-il écrit pour justifier l’ouverture d’une cagnotte.

Quatre jours seulement après sa création, plus de 93 000 euros ont déjà été collectés grâce à près de 1 800 participants. « C’est ensemble et avec la participation de tous que Tariq Ramadan retrouvera une dignité aujourd’hui bafouée ! » écrivent les créateurs de la collecte de fonds. Sur la page internet de la cagnotte, deux vidéos de la femme du théologien, Iman Ramadan, illustrent le texte et décrivent les injustices de l’affaire et du traitement de son époux, et ce qui est, pour elle, le « non-respect de la présomption d’innocence ».

« Libérez Tariq Ramadan »

Depuis sa mise en examen, la détention de Tariq Ramadan a suscité une vague de soutien, en particulier dans les milieux de l’islam militant. Parmi les manifestations de ses partisans, une pétition baptisée « Libérez Tariq Ramadan » a rassemblé plus de 100 000 signatures. La page sur Change.org relate la « manière contestable dont cette affaire a été traitée » et remet en cause « l’aptitude du système judiciaire à agir en tant qu’arbitre neutre » dans le cas de Tariq Ramadan et dans une « affaire qui souffre de graves lacunes et de multiples contradictions ». À cela s’ajoute, selon les créateurs de la pétition, une « implication malveillante des médias ». Sur Twitter, un hashtag #FreeTariqRamadan regroupe également nombre de soutiens du théologien suisse.

L’intellectuel, qui nie toute implication dans les faits qui lui sont reprochés, dit souffrir d’une sclérose en plaques et d’une neuropathie. Tariq Ramadan avait ainsi demandé une remise en liberté compte tenu de son état de santé. La justice, qui avait demandé une expertise médicale, a jugé que le prévenu resterait en détention.

Lepoint.fr

0 Partages

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here