Syndicalistes: nous vous mettons en garde, si cette fois-ci, le syndicat recule, le syndicat est mort

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A la Bourse du travail, la plénière vient de s’achever. Les responsables ont rendu compte des discussions d’hier avec le gouvernement et ont sollicité de la base la réaction face au projet de protocole d’accord soumis par la partie gouvernementale. Et de ce qui se dégage des discussions glanées par notre reporter, le dénouement ne se profile pas à l’horizon. Loin s’en faut. Plutôt déterminés, les syndicalistes, par ailleurs révoltés, selon eux, par les propos de certains membres du gouvernement, rejettent le moratoire de 45 jours que sollicite le gouvernement pour ce qui est de la baisse du prix du carburant à la pompe.

Ce n’est pas encore le dénouement de la crise sociale. Une rencontre devra se tenir cet après-midi entre le syndicat et le gouvernement. Mais à la lumière de ce qui s’est dit au cours de l’Assemblée générale qui vient de s’achever à la Bourse du travail, on sait que la solution n’est pas encore à portée de main. En effet, loin de céder à la doléance du gouvernement, les syndicalistes se disent outrés par les déclarations venant du camp d’en face.

En guise d’exemple, ils ont dénoncé les propos du ministre porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, par rapport aux frais de transport Conakry-Kindia. Il aurait déclaré que ces frais s’élèvent à 35.000 GNF. Or, ils ne seraient que 24.000 GNF. Pour les syndicalistes, ce sont là des déclarations de nature à inciter à la révolte. De même, les menaces de licenciement formulées par le directeur général de la SOGEAC contre les employés qui souhaiteraient aller en grève, passent mal au sein de la classe ouvrière. En réaction, les leaders syndicaux ont de nouveau brandi la menace de durcissement du mouvement par la cessation du service minimum.

Pour ce qui est du prix du carburant, c’est Mamadou Mansaré, le secrétaire général adjoint de la CNTG qui a informé l’assistance que le gouvernement souhaiterait un moratoire de 45 jours. Pour toutes réponses, il a récolté un bruit sourd de désapprobation.

Poursuivant dans cette dynamique, le leader syndical a déclaré :

Nous avons constaté que certains taxis ont commencé à circulé. Mais nous vous mettons en garde, si cette fois-ci, le syndicat recule, le syndicat est mort. On ne parlera plus de grille salariale

Voilà qui en dit long sur la réponse qui sera, ce soir, apportée au projet de protocole d’accord mis en avant par le gouvernement.

source ledjely.com

 

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