Photo Soriba Sorel Camara

Accusé d’avoir tenu des propos peu catholiques à l’endroit du chef de file de l’opposition, Cellou Dalein, le gouverneur de la ville de Conakry dément et apporte des précisions par rapport à sa sortie polémique.

Le 8 mai, Soriba Sorel Camara était l’invité du mouvement dénommé ‘’La Guinée aux Guinéens’’. A cette occasion, il s’est exprimé sur l’actualité sociopolitique qui prévaut en Guinée. A l’en croire, son discours a été mal interprété. Dimanche, le président du Conseil de ville de Conakry a précisé : « je connais ce que je fais, je connais ma mission. Ma mission est de promouvoir la démocratie, il ne peut pas y avoir de démocratie sans contradiction, sans opposants, sans mouvance. C’est une règle générale reconnue même par l’assemblée nationale de notre pays… ».

Soriba Sorel Camara est revenu sur ce qu’il a appelé «mort politique» du leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo. «Mon meeting de Hafia (8 mai 2015) a été un commentaire large sur la nécessité d’un dialogue et de la paix. C’est en cela que j’ai dit que le chef de file de l’opposition reconnu de nos jours est une cible. Pourquoi ? On veut le tuer. Pas le tuer physiquement, c’est Dieu qui tue physiquement », affirme le gouverneur. Et de poursuivre qu’en persistant à faire sortir les jeunes en son nom, chaque fois c’est une désintégration de sa mouvance.

Dans l’entendement du Conseil de ville de Conakry, un jour, le leader pourrait perdre ses militants dans l’avenir. Mais prévient le gouverneur « ceux qui veulent travestir » ses propos de revoir leur latin car, dit-il, « je continue à demander la paix, le dialogue et la promotion de la démocratie ».

En bref, le gouverneur de Conakry déclare que ses propos ne concernent nullement l’UFDG et son leader. « Je suis allé jusqu’à dire aux gens de la mouvance qu’il y a certains qui commencent à préparer la lutte de la succession. On est là pour suivre l’affirmation de la démocratie dans les règles des élections, pas dans les règles d’une usurpation de conscience ou de mouvement politique », conclut M. Camara.

Mohamed Sylla

 

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