A Paris, après ses déclarations dans la presse, c’est au siège de son parti, Les Républicains, que Nicolas Sarkozy a dévoilé les grandes lignes de son plan sur la sécurité. Il prône des changements profonds. Dans les cartons de l’ancien président, la création d’un super ministère.

A cinq semaines du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy a revêtu un habit qu’il a adoré porter, celui de premier flic de France. Le président des Républicains avance donc toute une série de propositions, parfois très radicales, parfois assez inattendues.

Et sa proposition phare, c’est la création d’un grand ministère de la Sécurité publique qui assurerait la coordination de toutes les forces de sécurité. Parmi ces autres idées, le rétablissement et l’élargissement des peines planchers, supprimées par la gauche et l’interdiction des remises de peine automatiques.

Si Nicolas Sarkozy émet de telles propositions, c’est qu’il considère qu’« il n’y a plus d’autorité de l’Etat ». Citons pour justifier son propos, les incidents à Air France ou le blocage de l’autoroute A1 par les gens du voyage

Propositions « droitières »

L’ancien chef de l’Etat veut « tourner le dos à une politique pénale laxiste en faisant de l’exécution des peines la priorité des pouvoirs publics ». Il propose par exemple que les trafiquants de drogue qui auront réellement exécuté leur peine de prison soient interdits de séjour à leur sortie de prison dans le quartier où ils ont commis leurs méfaits.

Pour Nicolas Sarkozy, « tout Français parti faire le jihad doit à son retour aller en prison ». Autre proposition inattendue et qui devrait faire réagir : que la SNCF ou la RATP ou encore les sociétés d’autoroute assurent elles-mêmes la sécurité dans leurs infrastructures. Bref, on voit que Nicolas Sarkozy multiplie les propositions « droitières ». Rien d’étonnant à cela, on est à cinq semaines des régionales et l’objectif pour lui est bien de contrer la montée du Front national.

Valls s’agace

Mardi, le Premier ministre a répondu aux positions de Nicolas Sarkozy sur le supposé laxisme du gouvernement. Manuel Valls a dénoncé les propos « pas sérieux » et « pas responsable(s) » de Nicolas Sarkozy. « Dire qu’il n’y a pas d’autorité de l’Etat quand soi-même on a affaibli pendant des années l’Etat (…) Dire qu’il n’y a plus d’autorité de l’Etat quand soi-même, tous les jours, on remet en cause l’indépendance de la justice, ça n’est pas sérieux et surtout pas responsable », a déclaré le Premier ministre, à son arrivée à l’Assemblée nationale.

rfi

 

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