La floraison des cliniques clandestines en Guinée en général et à Conakry en particulier fait objet de débats depuis le décès, la semaine dernière, d’une journaliste de la radio nationale suite à une opération.

Le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue, et le crime organisé compte engager une opération d’identification de toutes les cliniques en vue de fermer celles qui ne sont détentrices d’agrément délivré par le ministère de la Santé. Une tâche pas si simple quand on connaît le nombre incalculable de cliniques parfois même dissimilées dans des domiciles de façon clandestine.

Pour le secrétaire à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue, et le crime organisé, le colonel Tiegboro Camara, cette opération sera composée de structures mixtes. Des agents de la police judiciaire, des agents de la santé et les responsables locaux pour l’identification desdites cliniques en vue d’éradiquer ce phénomène qu’il qualifie de « crime organisé ».

Au mois de juin 2015, le président de l’Ordre national des médecins de Guinée, le Pr Ibrahima Baldé, avait préconisé, dans une interview accordée à oustafnews, la fermeture systématique des cliniques privées parce qu’elles ne sont pas aux normes.

« Il faut fermer systématiquement les cliniques qui n’ont pas d’agrément et subventionner les cliniques normales qui ont prouvé leur utilité dans ce pays », avait laissé entendre le Pr Baldé.

« Si on nettoie de la sorte (encore une fois), on sauve la vie des malades », a soutenu le président de l’Ordre des médecins de Guinée.

Avant d’ajouter: « si chacun fait ce qu’il veut, si n’importe qui ouvre un cabinet là où il veut, sans se mettre en rapport avec l’Ordre des médecins, sans avoir l’agrément du ministère de la Santé, cela vous donne une idée de l’état dans lequel se trouve le secteur de la santé en Guinée. (…) La catastrophe est incontournable ».

Aujourd’hui, à cause des décès à répétition suite à des opérations dans les cliniques clandestines dites privées, de plus en plus, des voix s’élèvent pour la fermeture de celles qui ne sont pas dans les normes.

Une opération que compte envisager dans les prochains le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78 / 657 24 83 25

E-mail: kenssa2@gmail.com

 

 

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