Retrait du processus électoral : Un ‘’aveu d’échec’’ de l’opposition guinéenne

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En début de semaine, sept des huit candidats qui se disputent le fauteuil présidentiel en Guinée ont fait une déclaration pour contester le « scrutin » et demander son « annulation » pure et simple.
La Guinée a organisé le dimanche 11 octobre dernier, sa cinquième présidentielle dans l’histoire démocratique du pays. Celle-ci comme toute élection, s’inscrit dans le processus de consolidation de la démocratie.
Cependant, comme on peut bien s’apercevoir, -à cause des appels à la violence par certains leaders-, tous les ingrédients sont réunis pour saper ces acquis démocratiques souvent obtenus après d’énormes sacrifices.
L’opposition guinéenne regroupée dans le groupe des sept candidats (G7) dénonce une « mascarade électorale » orchestrée par le pouvoir. Elle estime que le scrutin du 11 octobre a été entaché d’irrégularités qui décrédibilisent tout le processus électoral. « C’est un hold-up électoral », dit le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo.
Le principal challenger d’Alpha Condé, pense que la seule chose qui reste à faire, est «l’annulation » pure et simple du scrutin. Pour obtenir gain de cause à sa demande, l’opposition dit ne pas exclure les manifestations de rue. Cette menace qui est perçue comme une sorte d’épée Damoclès qui plane au dessus du pays, est perçue comme un affront contre la jeune démocratie guinéenne.
A cause cette menace de l’opposition, les millions d’électeurs guinéens qui se sont acquittés dans le calme et l’enthousiasme de leur droit civique vivent dans une psychose permanente. Ayant encore en mémoire les violences postélectorales qui ont émaillé la présidentielle de 2010. Quand des guinéens ont été chassés de leur territoire par d’autres guinéens pour des fins politiques.
Cependant, tous les analystes politiques s’accordent que l’opposition est seule responsable de ce qui l’arrive. Par conséquent, elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Bien que sachant que tout n’était pas au point pour des élections « transparentes » et « crédibles », elle s’est quand même rendue. Alors qu’elle savait pertinemment que ‘’les dés sont pipés’’ d’avance.
Aujourd’hui, son retrait du processus électoral sonne comme un ‘’aveu de perte’’, une ‘’fuite en avant’’. Car, il est de toute évidence que le président sortant Alpha Condé sera réélu à l’issue de ce scrutin. Même les premiers résultats partiels qui tombent à compte-gouttes en font foi.

Avec  kibanyiguinee

 

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