Faranah, 22 juillet 2026– Une nouvelle page de l’histoire culturelle de la Haute-Guinée s’est ouverte à Faranah avec la cérémonie de pose de la première pierre du futur Musée régional et du Centre culturel régional.
Présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, la cérémonie a réuni les autorités administratives, les élus locaux, les sages, les responsables des services de défense et de sécurité, ainsi que les représentants de l’entreprise Golf Guinea Investment (GGI), chargée de la réalisation des travaux.
Dans son allocution de bienvenue, le gouverneur de la région administrative de Faranah, le Contrôleur général de police Lamine Keïta, a salué un projet historique qui répond à une attente de longue date des populations. Il a rappelé que Faranah, riche de son patrimoine historique, culturel et touristique, dispose également d’importantes potentialités agricoles, minières, artisanales et commerciales qui contribuent au développement du pays.
Selon lui, la construction du musée et du centre culturel constitue un acte fort de préservation de la mémoire collective et de valorisation de l’identité culturelle régionale. Il a souligné que cette infrastructure offrira un cadre moderne destiné à conserver, promouvoir et transmettre le patrimoine culturel aux générations futures. Le gouverneur a également exprimé la reconnaissance des populations de Faranah au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, pour les réformes engagées en faveur du développement national, avant d’inviter les citoyens à s’approprier cette future infrastructure.
Au nom de Golf Guinea Investment (GGI), l’entreprise chargée de l’exécution des travaux, son représentant Thomas Cyrille Tindawo Mambingo a réaffirmé l’engagement de son groupe à livrer un ouvrage répondant aux meilleurs standards internationaux.
Il a indiqué que ce complexe culturel, d’une superficie de 11 968 m², comprendra notamment une administration, des galeries d’exposition permanentes et temporaires, une bibliothèque, des salles de conférence, des espaces d’hébergement, des ateliers, des locaux techniques, des boutiques de souvenirs, des espaces verts, des voies d’accès, des dispositifs de sécurité ainsi que des espaces de restauration.
Pour GGI, ce projet dépasse largement la simple construction d’un bâtiment. Il s’agit d’un investissement dans la mémoire nationale, l’éducation, la recherche, le tourisme culturel et le développement économique local. L’entreprise a assuré le gouvernement et les populations de son engagement à respecter les délais contractuels ainsi que les exigences de qualité et de sécurité.
Prenant la parole, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a donné une portée nationale à cet événement. Il a qualifié la cérémonie de « promesse faite à l’avenir », estimant que la pose de cette première pierre marque le début d’une véritable révolution culturelle en Guinée.
Le ministre a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la vision du président Mamadi Doumbouya, qui a fait de la culture le deuxième pilier du programme Simandou 2040, considérant celle-ci comme le socle de l’identité nationale et un moteur du développement durable.
Moussa Moïse Sylla a rendu un hommage appuyé au premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Touré, qu’il a présenté comme l’artisan du rayonnement culturel du pays à travers des institutions emblématiques telles que les Ballets Africains et les orchestres régionaux. Selon lui, l’ambition actuelle consiste à renouer avec cette dynamique afin de faire de chaque région un véritable pôle de création, de conservation et de diffusion de la culture guinéenne.
« Ce que nous faisons aujourd’hui à Faranah, après N’Zérékoré et avant d’autres régions comme Kankan, Mamou, Labé, Kindia ou Boké, n’est pas une succession de cérémonies protocolaires. C’est une révolution culturelle attendue depuis l’indépendance », a déclaré le ministre.
À travers ce vaste programme de construction de musées régionaux et de centres culturels, le gouvernement entend rapprocher les institutions culturelles des populations, sauvegarder le patrimoine national et faire de la culture un levier de cohésion sociale, d’éducation et de développement économique.
Avec cette première pierre, Faranah amorce ainsi une transformation appelée à renforcer son attractivité culturelle et touristique, tout en offrant aux générations présentes et futures un espace dédié à la mémoire, à la création artistique et à la transmission des valeurs qui fondent l’identité de la Guinée.
