Réconciliation nationale : « le général Facinet Touré, médiateur de la république lance une invitation à la jeunesse et aux femmes de Guinée.

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photo facinet touré

photo facinet touré Le médiateur de la république, le général Facinet Touré a lancé une invitation à la jeunesse et aux femmes de Guinée. C’était dans l’enceinte de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée à l’occasion de la clôture du projet ‘’Sous le Baobab avec les femmes’’.

Pour la réconciliation, le général Facinet Touré reconnait que les femmes « ont beaucoup de pains sur la planche. La paix et la réconciliation, des mots qu’on prononce tous les jours, mais des biens grands mots. Nous voulons la paix dans ce pays ».

A cet effet, le médiateur de la république ironise « nous devons savoir aussi quand on veut soigner  une plaie, il faut inciser l’abcès, sortir le pue et nettoyer proprement pour faire un pansement correct. Mais si on fait des bandages sur le pue, on va fournir beaucoup d’efforts mais la plaie ne guérira pas ».

« Le problème de conflits, d’incompréhensions, les problèmes qui assaillent aujourd’hui la société guinéenne, les enfants de ce pays se regardent en chien de faïence. Ils viennent de loin et de beaucoup de choses. Il faut chercher à connaître ces causes-là, les identifier, les analyser les étudier comme il faut pour pouvoir interpréter notre situation actuelle. Il y ‘en a qui crient tous les jours. Il y a beaucoup d’ongs en Guinée pour la paix mais qui ne font rien pour la paix », explique-t-il.

Le général Touré déplore le comportement des Guinéens dans leur entièreté : « pourquoi ça ne va pas entre nous ?  Guinéennes et Guinéens ?  Quelles sont les causes, elles ne sont pas loin. C’est bien beau que nous sommes les enfants de la même case mais nous regardons aujourd’hui dans des directions différentes ».

Or, dira-t-il, pour que notre pays se développe, bouge, nous devons regarder dans la même direction, agir dans le même sens.  La divergence entre les Guinéens s’expliquerait par le fait que «  nous sommes sortis de nos coutumes et cultures. Nous nous disons qu’il y a quelque chose que ce que nos parents nous ont légué ». Ce qui fait d’ailleurs que «  tous les jours nous sommes dans l’impasse. Ce que nous avons trouvé de nouveau ne nous conduit que dans l’impasse. On ne peut ramer à contre-courant de l’histoire. On ne peut être en marge de l’évolution de la société. Il faut que l’esprit reste ancré dans nos valeurs et que la tête soit dans l’heure du temps ».

Malheureusement, constate le médiateur de la république, « aujourd’hui, ce n’est pas ce que l’on observe. Parce qu’on a longtemps séjourné en Amérique, en France en Allemagne, on veut les singer ? Nous ne sommes ni l’un ni l’autre. Nous sommes Guinéens tout court. Comportons-nous en Guinéens. Nous avons des valeurs inestimables il ne faut pas croire qu’elles sont toutes obsolètes. C’est justement ce que j’ai toujours dit aux jeunes ».
« Les Américains notamment le Président Obama viennent de nous l’enseigner. Une politique qu’on a appliquée pendant cinquante ans, n’a rien donné, il faut changer (Allusion au Cuba, ndlr)…Ayons le courage de nous arrêter et nous demander pourquoi cela n’a pas marché », affirme le général Facinet.

Car, selon lui, la démocratie au sens universel n’est pas nous, elle n’est pas notre culture. Avant de préciser : « je ne dis pas qu’il faut que le Guinéen reste en marge de ça, non. Le monde est devenu un village planétaire. Plus personne ne peut rester refermé sur lui-même. Il a besoin des autres. Revoyons ce que nous étions. Et qu’est-ce que veut prendre dans ce que l’on veut que l’on soit. Qu’est-ce que doit prendre qu’est-ce qu’on ne doit pas prendre pour ne pas être aliéné. Entre les deux, il y a la loi intermédiaire qui appelle  la réflexion de l’intellectuel.

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