Rachid N’diaye, Pour moi, l’heure n’est certainement pas aux grands discours mais à l’action

0

PASSATION DE SERVICE AU MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION

C’est dans une salle de conférence pleine que le Ministre Rachid Ndiaye a pris fonction ce vendredi soir. Entouré de ses plus proches collaborateurs, il a tenu un langage franc et ambitieux à l’intention du personnel de ce département hautement stratégique.

Auparavant, la cérémonie a débuté par les traditionnels messages du Président de la République et du Chef du Gouvernement à l’endroit des ministres sortants et entrants. Puis ce fût au tour du Ministre Alhousseiny Makanéra Kaké de prendre la parole pour son discours avant de céder la parole au nouveau Ministre Rachid Ndiaye dont nous vous livrons ci-dessous l’intégralité du discours.

—————————————-
Discours de passation de service du ministre Rachid Ndiaye

Je voudrai d’abord remercier le président de la République, Chef de l’État, le Professeur Alpha Condé, pour la confiance placée en ma personne et à travers moi, toute la corporation de la presse à laquelle j’appartiens depuis plus de nombreuses années, comme vous le savez.

Je suis honoré d’être appelé à la tête de ce département ministériel pour servir la nation, car nous connaissons tous l’importance de la communication dans la gestion de nos Etats modernes.

Par conséquent, je m’engage solennellement ce 8 janvier 2016 en prenant la direction du ministère de la Communication à servir au mieux notre pays.

Pour moi, l’heure n’est certainement pas aux grands discours mais à l’action. Il s’agit de mettre en place une gouvernance dynamique et positive, destinée à donner une meilleure visibilité à l‘action publique et à travers celle-ci, l’image de notre pays, à l’intérieur de nos villes, de nos villages, tout comme à l‘extérieur du territoire national.

Dans ce contexte, il me parait d’abord utile de mentionner l’obligation de moderniser nos instruments de communication et plus particulièrement de communication politique, dans l’organisation comme dans le fonctionnement, afin que le service public des médias (Radios, télévisions et presse écrite) soit un véritable outil de valorisation de nos politiques publiques.
Ensuite, il me semble indispensable de maintenir un partenariat constructif avec les médias privés qui sont un élément essentiel du renforcement de notre démocratie, une presse privée qui a besoin d’avoir un accès plus important à l‘information publique et à un soutien conséquent des pouvoirs publics, tant sur la législation en la matière, qu’en ce qui concerne l’aide aux médias…
La tâche n’est pas facile dans un secteur confronté à de nombreuses difficultés structurelles, techniques et à des contraintes budgétaires, malgré les efforts fournis par les uns et autres pour améliorer la situation.

Dans ces conditions, vous comprenez, Mesdames et Messieurs, que la mission ne sera pas celle du seul Ministre de la Communication, mais aussi celle de tous les collaborateurs et professionnels de notre corporation.

Le succès sera donc tributaire de l’engagement et de la coopération publique et privée, de tous les acteurs et à divers niveaux : Directeurs, Travailleurs, Syndicat, Partenaires techniques et financiers.

Je voudrai donc vous rappeler, qu’il s’agit avant tout d’un travail d’équipe. C’est pourquoi mon ambition est de conclure avec chacun d’entre vous, un contrat d’objectif destiné à donner une meilleure image de l’action publique, de nos expériences et vécus communs, pour offrir la meilleure vitrine de notre pays, aussi bien à l‘intérieur qu’à l‘extérieur le la Guinée.

Mais une première exigence concerne le respect de nos métiers de la communication et de fait des règles du développement pour l’amélioration du secteur dans son ensemble.

Celle- ci doit être basée sur le respect du fonctionnement de l’administration de la communication, la prise en compte des règles légales qui entourent la profession, en matière de lois et de respect de la déontologie, pour une meilleure collaboration avec les pouvoirs publics. Ce principe de la responsabilité et de la liberté nous permet de conserver la rigueur dans la gestion de l’espace médiatique.

A tous, chers consœurs et chers confrères, je souhaite que nous œuvrions ensemble pour l’intérêt de notre pays, harmonisions nos méthodes et nos approches.

Je voudrai que chacun comprenne qu’un ministre de la République est un manager, avec une vision, des objectifs, et des défis à relever, au nom d’une communication qui doit être marquée par le professionnalisme.

Nous devons également chercher des voies et moyens légaux et structurés pour améliorer les conditions de travail des agents de l’administration de la communication publique, afin qu’ils exercent leurs missions dans les meilleures conditions, le résultat est à ce prix.

Je voudrai donc vous assurer de ma disponibilité, à écouter chacun et à trouver les solutions, dans le cadre d’une gouvernance éloignée de la complaisance et du trafic d’influence.

Ce contrat d’objectif va s’articuler autour de la compétence, la modernité, de l’intégration aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Cela implique évidemment un sens des responsabilités et de la conscience professionnelle de la part de tous nos collaborateurs.

Mon action s’inscrira dans une nouvelle démarche, pour l’amélioration de la performance de notre département.
Permettez moi de remercier ici tous mes prédécesseurs à ce poste, pour le travail déjà accompli, notamment par le ministre, Alhoussine Makanéra Kaké qui me passe aujourd’hui le flambeau et qui j’en suis sûr continuera à servir notre pays.

Je vous remercie et souhaite que nous nous mettions tous au travail, en toute transparence, pour obtenir des résultats positifs pour notre pays./

La Cellule de Communication du Gouvernement avec le Bureau de Presse de la Présidence

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici