Le Canard enchaîné daté de ce mercredi affirme que François Fillon aurait servi d’intermédiaire entre Vladimir Poutine, le PDG du groupe Total et un milliardaire libanais. Les faits remontraient à 2015 et auraient permis au candidat Les Républicains d’empocher 50 000 dollars. Par ailleurs, l’enquête autour du « Penelopegate » a été élargie à des soupçons « d’escroquerie aggravée et faux ».

Selon le Canard enchaîné, François Fillon aurait vendu son carnet d’adresses à un milliardaire libanais. Tout commence en décembre 2014. Alors qu’il est redevenu député, François Fillon se rend à Beyrouth pour rencontrer les chrétiens d’Orient.

Mais il y aurait aussi fait la connaissance de Fouad Makhzoumi, milliardaire libanais : l’un des plus gros constructeurs mondiaux d’oléoduc. Le journal satirique croit savoir que François Fillon aurait alors fait miroiter des rencontres à ce riche homme d’affaires. Notamment avec le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Total, Patrick Pouyanné. Deux hommes potentiellement très intéressés par l’achat d’oléoducs. A travers sa société, 2F Conseil, François Fillon conclut un contrat avec le Libanais Fouad Makhzoumi.

Extrait du document à l’appui, le Canard révèle qu’une rencontre entre les trois hommes a bien eu lieu à Saint-Petersbourg le 19 juin 2015. Et pour ce rôle d’intermédiaire, le contrat stipule que François Fillon doit toucher 50 000 dollars en deux fois. Mais également un intéressement sur chaque marché conclu allant jusqu’à 2,5% des bénéfices.

« Penelopegate », l’enquête élargie selon Le Monde

Lors de leur perquisition à l’Assemblée nationale, les policiers ont découvert un document qui crée le trouble : de juillet 2012 à fin 2013, Penelope Fillon a cumulé deux emplois à plein temps. Le premier comme assistante parlementaire, le second à la Revue des deux mondes, au total plus de 300 heures de travail mensuel.

Problème : le réglement de l’Assemblée nationale limite à 180 heures par mois le cumul d’emplois pour ses salariés. D’où ce document exhumé au Palais Bourbon ; il est signé Penelope Fillon et il certifie qu’elle ne travaille pas plus d’une trentaine d’heures par mois à la Revue des deux mondes. Une façon de rester dans les clous. Par conséquent cela porte la rémunération de Mme Fillon comme conseillère littéraire à 150 euros de l’heure.

Les magistrats doutent, ils se demandent si les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires versés et conforter la réalité du travail d’assistante parlementaire. Penelope Fillon devra s’en expliquer mardi prochain lo

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