Massacre du 28 septembre: « J’ai dit et je le répète, Sékouba Konaté sera entendu dans ce dossier (Ministre)

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Six ans après le massacre au stade du 28 septembre en 2009, le gouvernement guinéen continue de promettre qu’il fera toute la lumière sur cette tragédie considérée par la Cour pénale internationale (CPI) comme un crime contre l’humanité.
Après l’inculpation de plusieurs membres du Conseil nationale pour la démocratie et le développement (CNDD) dont l’ex-chef de la junte militaire Moussa Dadis Camara, le ministre de la Justice Me Cheick Sako a annoncé mercredi 02 mars que le N°2 de la junte, le général Sékouba Konaté sera entendu à titre de témoin.
Malgré qu’il soit absent de Conakry le jour du massacre, Me Sako veut que l’ex-président de la transition donne sa version des faits dans ce massacre qui continue de défrayer la chronique.
« J’ai dit et je le répète, il (Sékouba Konaté) sera entendu dans ce dossier comme témoin. Il n’est pas au dessus de la loi, il faut qu’il dise aux Guinéens ce qu’il sait du massacre du 28 septembre 2009 », a déclaré le ministre de la Justice.
Pour Me Sako, après avoir promis de se rendre à La Haye pour dire ses vérités sur le massacre du 28 septembre, le général Konaté doit se prêter aussi aux questions de la justice guinéenne.
« Il a promis d’aller à la CPI pour dire toute la vérité sur le massacre du 28 septembre. Alors qu’il vienne devant les juges guinéens pour dire ces vérités », a-t-il indiqué, précisant que l’ex-président de la transition vit actuellement aux Etats-Unis.
En outre, le ministre de la Justice a touché le cas de Toumba Diakité, l’ex-aide de camp du capitaine Dadis Camara.
Concernant cet ancien militaire considéré comme le principal acteur du massacre du 28 septembre, Me Sako a dit qu’il sera poursuivi de plusieurs chefs d’accusation, notamment le dossier du massacre du 28 septembre et celui de la tentative d’assassinat du capitaine Moussa Dadis Camara. Il a tout de même avoué avoir ignoré le lieu où vit actuellement Toumba Diakité qu’on signalerai tantôt au Sénégal, tantôt à Paris ou en Belgique.
Le 28 septembre 2009, la junte militaire au pouvoir avait violemment réprimé une marche pacifique de l’opposition, où 156 personnes ont été tuées selon l’ONU et 57 d’après la junte au pouvoir.

Avec conkryinfos.com

 

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