La procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI) est à Conakry depuis jeudi dans le cadre du dossier des événements du 28 septembre 2009.  Fatou Bensouda, la gambienne, vient pour constater les examens préliminaires six ans après la commission des faits.

Les événements du 28 septembre 2009 ne resteront pas impunis. C’est dans ce cadre que la procureure de la CPI multiplie ses séjours en Guinée en vue de savoir l’évolution du dossier avec le pool des juges à qui on a confié le travail de fond.

Il est prévu comme d’habitude dans son agenda de rencontrer les autorités du pays notamment le ministère de la justice, les victimes et la presse nationale. Au cours de ses différents entretiens, il sera question d’évaluer ce qui a été fait et reste à faire par le pool des juges. Le hic dans cette affaire est que des personnalités inculpées restent proches du pouvoir de Conakry dont l’une assure même la sécurité du président Alpha Condé en l’occurrence Claude Pivi.

Ce n’est pas tout, car en octobre 2014, le Chef de l’Etat guinéen avait déclaré à l’île de Kassa érigée en sous-préfecture qu’il avait demandé aux blancs d’abandonner le dossier du 28 septembre. « J’ai demandé aux Blancs d’oublier l’affaire du 28 septembre, parce qu’il y a eu celui de 1985, de 2006 et de 2007 et ils n’ont pas fait l’objet de poursuites. Ce qui a été positif hier, c’est nous, et ce qui a été négatif, c’est nous aussi. Il ne faut pas qu’on se dise que ce n’est pas nous. J’ai pris en compte la Guinée d’avant-hier, hier et aujourd’hui. C’est nous la Guinée« , avait-il souligné.

A entendre le premier responsable du pays affirmer ceci, l’on pourrait tenter de dire que Conakry joue à la fois le chaud et le froid.

Amadou Kendessa Diallo
664 24 54 78
E-mail: kenssa2@gmail.com

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