Marche pacifique du 15 novembre : les leaders de l’opposition hués par leurs militants : « Quand ils ont fait demi-tour,  les gens les ont hués, les qualifiant de « peureux » et de « faux opposants »

La manifestation de l’opposition prévue ce jeudi 14 novembre 2018 n’a pas atteint son point d’arrivée.  Elle devait commencer à Cosa pour finir à l’Esplanade du stade du 28 septembre.

Pendant que les leaders de l’opposition,  à leur tête,  le Vice-président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG),  le Dr Fodé Oussou Fofana, venaient de Bambéto vers Hamdallaye,  des gendarmes avaient formé une ceinture de sécurité au niveau du carrefour Concasseur.  Ils chargeaient leurs fusils à gaz.  Une chose qui a sans doute dissuadé Dr Fodé Oussou et ses collègues à continuer la marche.

« Nous sommes fiers de vous.  Nous vous prions de retourner tranquillement à la maison. Considérez que ce jour, est une victoire de l’opposition. Les Baffoe sont en bas.  Ils y nous attendent. Parce qu’ils sont payés pour tuer, ils sont payés pour nous lancer des gaz lacrymogènes », a-t-il déclaré.

Quand ils ont fait demi-tour,  les gens les ont hués, les qualifiant de « peureux » et de « faux opposants ».

Oumar Barry est un des jeunes mécontents de la décision des leaders de l’opposition: « les jeunes sont frustrés parce que certains leaders sont venus jusque-là et ils ont rebroussé chemin. On pensait qu’on allait continuer.  Même si on allait affronter les forces de l’ordre. C’est notre droit de manifester. La loi nous autorise de manifester.  Mais si on voit que les leaders se sont retournés,  on ne peut qu’être frustrés. Ce qu’ils ont fait, c’est anormal.  Même s’ils vont jusqu’au bout,  même s’ils vont blesser les gens,  le combat doit continuer.  Tout ça,  c’est parce que le chef de file de l’opposition n’est pas là.  On sait que s’il n’est pas là,  les autres sont incapables.  Ils ont eu peur d’affronter les forces de l’ordre. »

Oumar soutient, lui, que le combat se poursuivra jusqu’à ce que l’accord du 8 août: « on est prêt à sortir manifester. C’est soit ils respectent l’accord du 8 août, soit on rend le pays ingouvernable. »

Source : Guineenews

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