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Politique.

Le RPG dénonce le SLECG : « Nous avons franchi le cap syndical, il faut que les gens le disent, s’ils sont politiciens, qu’ils laissent la couverture syndicale et qu’ils s’investissent dans les activités politiques »

Le RPG dénonce le SLECG : « Nous avons franchi le cap syndical, il faut que les gens le disent, s’ils sont politiciens, qu’ils laissent la couverture syndicale et qu’ils s’investissent dans les activités politiques »
Aboubacar Soumah du SLECG

A l’assemblée générale du RPG-Arc-en-ciel ce samedi 20 octobre, la grève des enseignants a été évoquée par des responsables du parti. Le député Mohamed Lamine Kamissoko, a soutenu que les revendication du SLECG de Aboubacar Soumah ne sont plus syndicales mais politiques.

Pour Mohamed Lamine Kamissoko, les syndicalistes veulent dicter au président et à son gouvernement, leurs conduites.

« C’est la première fois en République de Guinée que les gens se mettent à imposer au chef de l’Etat et à son gouvernement pour dire niet, il faut 40%.  Cela nous a amené à faire des ponctions sur certaines dépenses d’investissement pour satisfaire ce programme. Mais cela n’a pas suffi, on demande encore une augmentation de salaire de base à 8 millions de francs guinéens alors que nous n’avons même pas fini de soigner cette saignée financière. Nous lançons un appel aux parents d’élèves d’ouvrir les yeux en acceptant d’envoyer les enfants à l’école. Si vous êtes des syndicalistes, mettez vos revendications sur vos pancartes et marchez pour dire ce que vous voulez. Mais ne faites pas des enfants des boucliers parce que voulez qu’il y ait des morts et mettre cela sur les réseaux sociaux uniquement pour discréditer le président de la République et son gouvernement », déclare le député de la majorité.

Il ajoute que le Syndicat Libre des Enseignants et Cherheurs de Guinée (SLECG), a franchi le cap des revendications syndicales.

« Il ne faut pas que nous tombions dans l’illusion monétaire pour croire à cette histoire de huit millions de francs guinéens. C’est un comportement de déstabilisation de l’Etat. Nous avons franchi le cap syndical, il faut que les gens le disent, s’ils sont politiciens, qu’ils laissent la couverture syndicale et qu’ils s’investissent dans les activités politiques. Mais s’ils se disent syndicalistes, qu’ils restent dans les normes de revendications syndicales », lance-t-il.

Lamine Komah

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