RETOUR EN FRANCE – Alors que la découverte de cas de coronavirus à son bord a entraîné un retour précipité en France, le porte-avions Charles-de-Gaulle est arrivé au port militaire de Toulon. Les 1900 marins à bord vont être placés à l’isolement.
C’est un retour précipité. En pleine mission dans l’Atlantique, le porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle vient d’accoster ce dimanche au port militaire de Toulon, après la découverte d’une cinquantaine de cas positifs au coronavirus. L’ensemble de l’équipage, soit 1700 personnes qui servaient sur le Charles-de-Gaulle et 200 de la frégate qui l’accompagnait, va désormais être placé à l’isolement durant 14 jours.
En parallèle, même si « selon les dernières informations, il n’y a pas d’aggravation » de l’état de santé des 50 militaires testés positifs, « tout le monde sera testé », a indiqué ce dimanche midi Christine Ribbe, porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée. Pour les marins, la quarantaine se déroulera sans contact avec les familles, « sur des emprises militaires du Var et de la région », a-t-elle précisé.
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L’annonce du retour anticipé en France du Charles-de-Gaulle a été faite mercredi, après la découverte à bord de cas suspects. L’origine de la contamination du groupe aéronaval n’est pas encore connue. Il n’a pas été en contact avec un élément extérieur depuis une escale à Brest le 15 mars. Il s’est donc passé trois semaines entre celle-ci et l’apparition des premiers cas, au-delà de la quatorzaine habituellement retenue pour prévenir la contagion. Le porte-parole de la Marine nationale, le capitaine de vaisseau Eric Lavault, assurait vendredi que les mesures de précaution applicables à l’époque à l’ensemble du pays avaient été respectées.
La mission en cours n’est cependant pas suspendue. En réalité, le navire « était déjà en train de rentrer », mais « il fait plus court », précise le cabinet de la ministre des Armées Florence Parly. Initialement, le porte-avions devait faire son retour sur les côtes françaises le 23 avril prochain. Sur cette mission de près de trois mois, « les objectifs ont été atteints », a assuré le ministère. La réduction de durée de la mission ne posera aucun problème stratégique ou opérationnel, explique le cabinet de Florence Parly.
LCI