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Photo Rpg-arc-en ciel Le gouvernement de la République de Guinée a eu recours à une force illégale et excessive pour réprimer les manifestations qui ont eu lieu dans le pays depuis le 13 Avril 2015. Les manifestants protestaient contre le chronogramme de la discorde visant à organiser la présidentielle en Octobre 2015 avant les communales et communautaires prévus en 2016, dont de nombreux Guinéens estiment qu’il permettrait au président Alpha Condé de frauder les élections à travers des délégations spéciales illégales installées depuis 2011 et dont le mandat ne devrait excéder 6 mois.

« Les forces de sécurité guinéennes aidés par des miliciens à la solde du pouvoir ont tiré sur des foules de manifestants avec des conséquences mortelles ». « Les citoyens devraient pouvoir exprimer leur point de vue et manifester pacifiquement sans craindre d’être tués ou arrêtés. »

Les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application de la loi, qui représentent le droit international sur l’utilisation de la force dans ce genre de situation, stipulent que les forces de sécurité doivent recourir dans toute la mesure du possible à des moyens non violents avant de faire usage de la force en dernier ressort. Lorsque le recours légal à la force est inévitable, les autorités doivent faire preuve de retenue et agir en proportion avec la gravité de l’infraction. La force létale ne peut être utilisée que lorsque c’est absolument inévitable pour protéger des vies humaines. Aux termes de ces Principes de base, en cas de décès ou de blessures graves, une enquête doit être effectuée par un organisme qualifié et un rapport détaillé doit être remis sans retard aux autorités administratives ou judiciaires compétentes.

S’entendent-ils parler, ces opposants qui déferlent dans les rues de Conakry et les villes de l’intérieur dénonçant la montée de la haine ethnique, des intolérances et l’injustice ? Le clan Condé et le RPG Arc-en-Ciel qui ont adopté la posture de l’instrumentalisation des miliciens échafaudaient depuis belle lurette un scenario dont la première mise en scène s’est mise en branle le 23 Avril avec l’attaque injustifiée et disproportionnée de la résidence du chef de file de l’opposition,Cellou Dalein Diallo.
Ce scenario loufoque sur un retour programmée du mono partite à la Nord coréenne ne cache plus ses tentations totalitaires. La sortie fracassante de l’armada policier-militaire destinée à réprimer « les militants de l’opposition » montre à tel point que l’objectif visé est loin du respect d’une quelconque injonction judiciaire. Les professionnels du trucage, les experts en mensonges auront du mal à faire admettre le bien fondé de cette intervention digne d’un extrémiste sauvagement clanique. Le pouvoir de Conakry gangrené par un racisme ethnique tente de discréditer l’insurrection populaire qui couve depuis plusieurs années. Alpha Condé coupable de ses propres maux, de son incompétence, de sa politique discriminatoire et sanguinaire promet d’autres procès pour défiance à l’ethnie roi, insoumission au clan à tous ceux qui oseraient s’opposer à « leur pouvoir ».

Les masques sont maintenant tombés. Ceux qui nous jetaient la pierre en nous traitant d’aigris, de jaloux, faute d’avoir simplement eu raison de dénoncer la barbarie depuis 5 ans, baissent les yeux de honte et d’indignation devant l’étalage de la barbarie au service d’un homme.

Espérant le soutien de François Hollande, le pouvoir de Conakry sacralise l’injustice comme droit. La Guinée est entrée dans des temps de la débâcle des États démocratiques, de la légitimation de la barbarie et de la mise à la poubelle des valeurs de civilisation. Verser le sang des opposants est un détail. Serrer les rangs de la tribu est essentiel. Le reste, la démocratie, la liberté, la justice, etc. sont des inventions de l’hypocrisie occidentale.

Se réclamer défenseur du changement et de l’alternance suffit à ce groupuscule ethnico-militaire de justifier les atteintes à la dignité des personnes et à la démocratie « la nation est à nous » entendons-nous vociférer. Dans leur univers manichéens bourrés de haines et imbus, quiconque qui ne pense pas comme eux est très vite catalogué comme un ennemi à abattre.
Le clan qui croit nous gouverner en utilisant une doctrine machiavélique s’enferme dans un piège mortel et se condamne tout seul à s’écarter toujours plus du réel au lieu de tenter de s’en rapprocher. Il sera vaincu s’il a dans l’idée de s’opposer à la métamorphose du pays, entamée par ceux qui ne veulent plus être les oubliés de la République. Les vents de l’histoire ne portent pas les maîtres déchus qui s’accrochent à leur monde contesté. La peur change progressivement de camps.
La lutte doit continuer jusqu’à la chute du paranoïaque tyran Alpha Condé .

Macka Balde

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