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Société.

Kindia: les enseignants des écoles privées menacent de bouder les salles le 29 juin

Kindia: les enseignants des écoles privées menacent de bouder les salles le 29 juin

Les enseignants des écoles privées de Kindia sont montés au créneau dans la soirée d’hier, mardi 23 juin 2020, pour rappeler à l’ordre les fondateurs et promoteurs d’écoles privées au sujet du non-paiement des trois mois d’arriérés de salaires. Si rien n’est fait d’ici lundi, le 29 juin 2020, jour de la réouverture des classes pour les classes d’examen, ils menacent de boycotter la reprise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Regroupés au sein du Collectif des Enseignants des Ecoles Privées de Kindia, ils réclament 3 mois de salaires. Ils l’ont fait savoir à l’occasion d’une rencontre tenue au collège Fissa, à quelques pas de l’école primaire Kindia 4.

Luc Mansaré, le chargé de la communication du collectif des enseignants a rappelé le contexte. « Nous avons décidé d’écouter tous les enseignants avant de prendre toute disposition. En voyant les conditions de vie des enseignants des écoles privées, l’assemblée a décidé de bouder les classes tant que les fondateurs des écoles privées ne s’acquittent pas des mois de mars, pour ceux qui n’ont pas été encore payés, avril, mai et juin pour tout le collectif », a-t-il expliqué.

Selon le chargé de communication du Collectif des Enseignants des Ecoles Privées de Kindia, les parents d’élèves ont déjà payé les frais de scolarité. « Ces fondateurs ont pour argument que les frais de scolarité n’ont pas été entièrement payés par les élèves. Or, nous sommes convaincus qu’ils ont fait 5 mois de recouvrement. Mais par delà tout, un fondateur d’écoles ne peut pas se permettre d’ouvrir une école sans être assuré que ses propres fonds peuvent payer son personnel au cas où il y a perturbation en plein milieu scolaire», martèle-t-il.

En outre, Luc Mansaré interpelle l’État à revoir leur situation. « Nous interpellons l’État véritablement de voir qu’est-ce qu’il doit faire pour ces écoles privées en réglementant notre secteur, en intimant l’ordre aux fondateurs de procéder à la signature des contrats annuels, de payer tous les enseignants engagés dans son établissement, de veiller à ce que tous les fondateurs puissent avoir un compte bancaire vérifiable pour toute une année capable de payer tout son personnel même s’il y a perturbation», lance-t-il.

Guineematin

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