Kassory Fofana prédit: d’ici 20 ans, Alpha Condé ne sera pas en vie et moi je ne serais plus dans l’administration publique (vidéos)

Au cours du point-presse qu’il a donné à Conakry le samedi, Alpha Condé a, une nouvelle fois, rappelé sa volonté d’exploiter les énormes ressources financières et infrastructurelles générées par les mines au profit du secteur agricole duquel il souhaite faire le principal moteur de la croissance mais de son programme de lutte contre la pauvreté et le chômage.

C’est la raison pour laquelle, le développement de l’aménagement rural constitue avec la construction des universités à Conakry et certaines villes de province idem que la construction des maisons sociales,  un des segments prioritaires de la deuxième phase de l’accord récemment conclu avec la Chine.

Kassory prenant la parole « tout ce que nous faisons c’est pour les futures générations, c’est pas pour cet homme, indexant le président Alpha Condé « d’ici 20 ans il ne sera pas en vie et moi je ne serait pas dans l’administration »

 Si le développement des infrastructures est une bonne chose et nécessaire pour l’émergence du pays, Alpha Condé ne perd pas non plus de vue qu’il ne saurait suffire, à lui-seul, à réaliser le bonheur et la prospérité des populations. D’où la nécessité, a-t-il indiqué, de procéder à cet aménagement rural qui devrait à terme permettre aux paysans d’améliorer leur productivité à l’hectare et réaliser l’autosuffisance alimentaire.

« Il faut préciser qu’actuellement, les paysans font une tonne à l’hectare alors que nous avons signé des accords de partenariat dans ce cadre depuis quelques années avec l’Afrique du Sud et le Viêt-Nam, deux pays où les paysans font 7 tonnes à l’hectare. Aujourd’hui, nous avons aussi en Guinée des cadres comme Théophile qui font 4 tonnes à l’hectare. Avec l’aménagement, nous allons avoir deux avantages : non seulement les paysans vont faire 4 à 5 tonnes à hectare mais aussi, nous allons pouvoir faire deux cultures par an voire 3 dans certaines localités comme Macenta. Il faut que nos mines servent à faire développer l’agriculture. Car, le développement de la Guinée partira de l’agro-industrie. Nous ne sommes pas seulement un scandale minier, nous sommes aussi un scandale agricole. Toute notre politique vise à faire en sorte que la Guinée réalise l’autosuffisante alimentaire d’ici peu et parallèlement que la culture de rente soit aussi développée. Parce que celle-ci permet au paysan d’avoir des ressources qu’il peut utiliser pour construire sa maison, faire face aux scolarités de ses enfants…  Nous ambitionnons de développer l’agro-industrie, c’est-à-dire pouvoir transformer sur place nos produits agricoles. Voilà combien de fois l’aménagement rural est fondamental et c’est réellement par l’agriculture qu’on pourra lutter contre la pauvreté. Elle emploie un grand nombre de personnes contrairement aux mines », a expliqué en substance à la presse le président Alpha Condé.

 A la faveur donc de cette sortie médiatique, le chef de l’Etat a levé un coin du voile sur le chronogramme d’exécution de la première phase de ce méga deal sino-guinéen.

A l’en croire, ce projet va démarrer dès 2018 et concernera la construction d’infrastructures routières notamment la route nationale Coyah-Dabola, les voiries urbaines de la capitale Conakry.

Egalement dans le pipeline des projets devant être mis en route dès l’année prochaine, il ya la réalisation du projet d’interconnexion électrique Linsan et Fomi, celle d’une université ainsi que  le port autonome de Conakry.

S’agissant de la deuxième phase, le conférencier a précisé également qu’à partir de janvier 2018, le ministre d’Etat en charge des Investissements et du Partenariat Public-Privé, Dr Kassory Fofana  commencera les négociations avec la partie chinoise.

Cette tranche doit permettre, a déclaré le chef de l’Etat, à financer la construction d’universités à Conakry, Labé et N’Zérékoré ; à construire des logements sociaux et à exécuter des aménagements ruraux en faveur des agriculteurs.

Dans la foulée de ces annonces capitales, Alpha Condé a réaffirmé sa volonté de matérialiser le projet futuriste d’aménagement de la ville de Conakry qui, dit-il, ne répond plus aux normes d’une capitale digne de nom.

Pour ce faire, le locataire du palais Sékhoutoureya a fait savoir que son gouvernement s’est attaché les services d’une société de Singapour et dont l’expertise a permis de transformer systématiquement la physionomie architecturale de cette ville-pays d’Asie.

D’après lui, cette nouvelle maquette de Conakry à l’horizon 2040, déjà disponible, va être bientôt présentée au public au palais du peuple. A ce plan, viendra s’ajouter celui de ‘’Grande Conakry’’ qui s’étendra jusqu’à Kindia, a-t-il souligné.

‘’Nous allons bientôt présenter la maquette de Conakry en 2040. Parce qu’on ne va pas changer la capitale de façon anarchique. Tout le monde sait que Conakry n’est pas une capitale… C’est pourquoi j’ai commencé à discuter avec les habitants de Conakry pour qu’ils acceptent de déménager dans les maisons sociales, on va casser puis reconstruire… Déjà, nous avons travaillé avec une société de Singapour qui a transformé ce pays. C’est cette société qui nous a fait le plan de Conakry en 2040. On va bientôt exposer ledit plan au palais du peuple. Ensuite, nous avons le plan de ‘’Grande Conakry’’ qui va jusqu’à Kindia. C’est en fonction de ce plan que nous allons construire la Guinée’’, a fait savoir le président Alpha Condé.

En expliquant ce samedi à la presse les contours des 20 milliards de dollars Usd prévus dans le cadre d’un partenariat stratégique intervenu entre Conakry et Pékin et qui vise à faire financer par la Chine la réalisation d’infrastructures en Guinée contre des concessions minières que celle-ci va accorder aux compagnies minières chinoises, le président Alpha Condé  a tenu à préciser que ces fonds annoncés n’ont rien à avoir avec d’autres projets d’investissement déjà conclus avec le pays Mao Zédong.

 Au nombre  de ces investissements, il a énuméré le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti de plus 515 Mégawatts et dont le coût de réalisation s’élève à un milliard 300 millions de dollars. La même exception soulevée s’applique également au projet de numérisation de la chaîne publique nationale de Radiotélévision, RTG avec la société chinoise Star Time.

« Il faut rappeler que le financement du projet hydroélectrique de Souapiti qui est de l’ordre de 1 milliard 300 millions de dollars USD, n’est pas inclu dans ces 20 milliards. Il en est de même du projet de Star Time avec la RTG. Je pense que c’est une bonne initiative qui fera plaisir à Sékouba Savané, le DG de cette chaîne », a martelé le président Condé.

Il faut souligné par ailleurs que ce méga Accord signé entre la Guinée et la Chine porte 20 milliards dont le remboursement est prévu sur une durée de 20 ans (2017-2037).

Selon le gouvernement, sur ce montant, 3 milliards sont déjà disponibles pour financer sur les deux années à venir les infrastructures routières, portuaires, ferroviaires, universitaires, énergétiques, agricoles… comme consigné dans les phases 1 et 2 du contrat qui commencent dès 2018.

Libreopinionguinee vous propose les deux vidéos de cette conférence de presse ci-dessous

Texte de Guineenews

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