justice! Aéroport de Conakry : L’affaire des ‘’faux visas’’ close, les prévenus relaxés

0
photo aéroport conakry Gbesia

Détenus pour ‘’faux et usage de faux’’ à la maison centrale de Conakry et poursuivis par le TPI de Mafanco, les vingt-et-une personnes ont été renvoyées ce jeudi pour ‘’délits non constitués’’.

Ils sont vingt Guinéens et un Gambien à avoir été arrêtés à l’aéroport international Gbessia de Conakry pendant qu’ils s’apprêtaient à s’embarquer de l’aéroport pour Luanda. Les mis en cause étaient accusés de détention de ‘’faux’’.

La libération de ces citoyens pour délits non constitués et la  restitution de leurs documents de voyages jugés authentiques par le tribunal constitue un ouf de soulagement pour ces candidats à l’exil.

A l’image d’Abdoulaye Bah, les prévenus estiment que justice a été rendue. « Je suis soulagé et fier de la Guinée. C’est un verdict d’une portée nationale. Nous ne félicitons pas la juge, mais la justice guinéenne. Puisque c’est la justice guinéenne qui a décidé de libérer tout simplement des citoyens guinéens qui étaient injustement arrêtés. Les visas sont vraiment authentiques. Les passeports sont valides et légaux. On arrête des gens sous prétexte qu’ils n’ont pas obtenu des visas en Guinée. Or, c’est une affaire qui concernerait l’Etat angolais », s’est réjoui le porte-parole  Bah Abdoulaye.

Un procès tenu sans la partie civile mais justice rendue

C’est le regret de Bah Abdoulaye. Le procès s’est tenu sans la partie civile qui devait être assurée par l’Ambassadeur angolais en poste à Conakry.  «…Pourquoi jugerait-on des citoyens libres de se mouvoir dans ce monde », s’interroge-t-il. M. Bah n’exclut pas de de porter plainte contre le commissaire Yansané en service à l’aéroport de Conakry.

«Nous allons nous concerter avec notre pool d’avocats sereinement, calmement, sans passion, pour voir qu’est-ce que la loi prévoit quand on arrête un citoyen libre légalement sorti du pays en possession des visas légaux, authentiques et qu’on le met en prison», explique-t-il, l’air très déçu.

L’avocat des prévenus, Me Salifou Béavogui pense que ces clients « ont été victimes d’abus d’autorité de la police de l’aéroport de Conakry ». Il se dit heureux « d’avoir remporté à 100% ce procès, parce que le tribunal vient de déclarer les faits non établis à la charge de mes clients et qui ont été renvoyés des fins de la poursuite ».

A l’image du porte-parole, Me Béavogui estime que « justice a été rendue. Le faux et usage de faux reproché à mes clients ne tenaient pas. Dans cette affaire, il n’y a ni faux intellectuel, ni faux matériel. Les passeports sont authentiques, valables. Les visas sont authentiques et valables ».

D’ailleurs, pour l’avocat, ils ont été empêchés de voyager « parce qu’ils n’ont pas rempli les poches d’un certain Yansané qui serait policier à l’aéroport. L’échec de ce voyage a entrainé la perte de plus de 300 millions de francs guinéens».

Selon des indiscrétions, les prévenus n’ont pas voyagé parce qu’ils auraient refusé de payer 200 USD aux services de l’aéroport. Qui sait !

Ce que l’on sait l’affaire a fait un grand bruit à Conakry où on a estimé qu’ils existeraient des réseaux de mafia constitués en Guinée et ailleurs.photo aéroport conakry Gbesia

Comments

comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici