Il sort d’où ce Hady Barry? Une chose est sûre: il est du clan des Dayébhés qui comprend quatre branches: Seydiyanké, Sérianké,Wouyabhe et Worlabhe. Ce sont les descendants de Daatu, le benjamin de Bodhewal (diallo), W

ane(sow) et l’aîné de Aribou (bah). Les quatre garçons issus de l’union de l’arabe ougbata boun nafsi et de la princesse Peule Madioumaou.
Nos recherches ont localisé Hady Barry chez les Seydiyankés de Timbo -Dabola. Etre issu d’une telle veine, donc de Alpha Ibrahima Sambegou dit Karamoko Alpha Mo Timbo, le premier Almamy du Fouta Théocratique, me paraît tout simplement indigne.même au prix de tout l’or du monde.
Malheureusement, Hady Barry fait la négation de sa propre personne comme bon nombre de cadres Peuls qui se sont fourvoyés pour obtenir ou conserver des strapontins du régime en place.leurs noms noircissent le tableau de l’histoire politique de la Guinée. Ce sont ni plus ni moins des « collabos » qui ont peu de scrupules et ne se soucient peu du sort général de leur communauté dont ils se détachent tant par l’identité que par le vécu.
Bantama Sow dont personne ne conteste le militantisme tyrannique en faveur de Alpha Condé et du RPG, est de cet acabit. Refoulé à la lisière de la savane après Bantan-Wora vers Ourékaba.
Le drame chez ses deux « sanakou », c’est qu’ils ne connaissent absolument rien de l’histoire du Fouta. Sinon, ils ne peuvent en aucune manière concevoir un mouvement dit de cadres peuls du Fouta Djallon. Savent-ils que le Fouta est pluriel? Savent-ils qu’avant la bataille de Talansan en 1727, sur les sept mosquées existant au Fouta, deux étaient maninka? Il s’agit de Kourou Maninka et Timbo-Dalaba. Les Diakankés, Sarakollés, Maninka Coniagui, Bassari, Badiaranké, Tenda, Tyapi, Foulacounda qui peuplent le Fouta depuis des siècles, partagent le même espace géographique que les Peuls ainsi que toute la sociologie et l’histoire dans un meilleur vivre ensemble exemplaire,que Alpha Condé dès sa venue au pouvoir en 2010, a chercher à remettre en cause à travers le concept maudit de « Manden Djallon « . A moins que ca ne soit le même Alpha Condé qui soit derrière ce fameux mouvement « Fouta Fow »,même si c’était le cas, le bébé est mort-né. Ca,r il ne prosperera pas à déverser tout le trésor guinéen au Fouta, n’y pourra rien.
Pour la raison simple et évidente que les fils du Fouta sont les victimes et les bannis de la République, tués, blessés, pillés exclus de l’administration hais et méprisés par alpha condé qui après tous ces actes qui n’ont pas
pu faire plier l’échine à ces croyants laborieux et respectueux mais déterminés à résister aux injustices et à la discrimination,veut à présent qu’il est désavoué affaibli dans son propre camp,les berner par des suppôts interposés pour se faire bonne conscience. Ca ne marchera pas. Ce qui a échoué à Timbo échouera à Labé et partout ailleurs au Fouta. Cette bouche de laquelle va sortir la phrase « un troisième mandat pour Alpha Condé » peut être que ce sera sa dernière parole.
Pourquoi lui, Alpha Condé en veut-il au ministre Kader Sangaré, celui là qui avait mobilisé et poussé les femmes de Kankan à demander un troisième mandat anti-constitutionnel pour Lansana Conté? Une telle demande venue de la Haute Guinée, le bastion du RPG, à été très mal appréciée par Alpha Condé. Il en sera de même pour les vrais fils du Fouta.
Nous, nous rencontrerons sur le terrain ces opportunistes de Bantama Sow, Hady Barry et tous ceux qui, pour des postes ou des promesses, s’activent pour souiller l’honneur de notre communauté, soutenus en cela par des gouverneurs, préfets sous-préfets maires, imams, notables et sages qui veulent transformer la noble et exaltante « journée de l’éleveur » en une foire d’allégeance à celui qui a brisé et endeuillé nos familles, poussant le bouchon jusqu’à nous nier notre appartenance à la communauté nationale.
Hady Barry, Bantama Sow avec votre argent de corrupteur, administrateurs territoriaux en service au Fouta, nous serons tous sur le terrain et nous verrons celui qui aura l’écoute de nos parents. La bataille de la « journée de l’éleveur « , initialement prévue à Gaoual et, à juste raison, transférer à dessein à Labé,sera menée comme celle du « Manden Djallon « .
Labé et tout le Fouta ont droit à toutes les infrastructures à réaliser par l’Etat. Par conséquent, ce n’est pas les humeurs et les émotions de Alpha Condé ou encore la mendicité et la bassesse des cadres malhonnêtes et véreux fils de la region, qui doivent déterminer leur attribution.
Tout comme il est loisible à Alpha Condé en tant président de la République comme à un citoyen lambda de se rendre partout en Guinée et d’avoir droit à l’hospitalité, ferment de notre fraternité, mais de là en faire un voyage défi et moqueur de nos pauvres parents, victimes dans leur esprit et dans leur chair de Alpha Condé, nous ne l’accepterons pas. Oui à une visite d’amitié et de considération d’un président de la République à ses administrés. Alors que le Fouta se mobilise pour réserver un accueil chaleureux et digne des effluves humaines du temps du PDG.
Si c’est cela, nous y contribueront tous. A défaut, Hady Barry, Bantama Sow et leurs porteurs d’eau seront d’un côté et nous serons de l’autre. Ce sera une réception à deux visages. Car avec ces démagogues qui donnent l’impression à Alpha Condé qu’ils représentent quelque chose au fouta et qu’ils peuvent lui en donner les clés, il faut aller à l’affrontement et sur tous les terrains, y compris celui physique du Fouta.
Alpha Condé connaît le bon chemin qui mène au Fouta. Il suffit de l’emprunter. Et avouons le, il commence à bien l’emprunter en se mettant à l’écoute des vrais fils comme Bah Ousmane, le petit-fils de Thierno Sanoussy Gongoré,la collaboration de Mama Kanny, son ex- épouse, docteur Abdourahmane Diallo, le ministre de la Santé, originaire de Yembering à Mali, sans oublier ses rencontres et relations détendues avec Cellou Dalein Diallo, son principal opposant, fils du Labé, petit-fils du Waliou Thierno Sadou mo Dalein et arrière-petit-fils de Karamoko Alpha Mo Labé. Que Alpha Condé continue et persévère dans cette voie et dans cette dynamique. Le pardon est bien possible au nom de la foi de la hauteur et de la grandeur.
Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

 

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