GUINEE= vers l’ouverture d’une enquête contre les présumés auteurs d’actes de violences après le meeting de l’opposition

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Photo justice guinéenne

Les violences survenues après le meeting de l’opposition ne resteront pas impunies. C’est en tout cas l’avis du procureur près du TPI de Dixinn. Il compte dès les prochains jours punir les coupables des actes de vandalisme et les attaques contre les forces de l’ordre.

Sidy Souleymane Ndiaye a, dans une déclaration lue jeudi soir sur les médias publics, affirmé que « des individus se sont attaqués aux forces de l’ordre en utilisant des armes, fusil calibre 12, des pierres ayant occasionné des blessures graves sur la personne des certains agents de la force publique » après le meeting organisé le 7 janvier par l’opposition guinéenne.

« Ces agissements, dira-t-il,  sont constitutifs de violences en vers les dépositaires de la force publique, de coups et blessures volontaires, faits prévus et punis par les dispositions des articles 231 et 295 du code pénale ».

M. N’Diaye a indiqué que « le procureur de la République a fait ouvrir une information judiciaire pour les chefs d’infractions visées…Tout individu ayant participé à la commission desdites infractions » sera poursuivi et répondra devant la loi et d’assurer que le dossier concernant cette  enquête et les suspects ont été déférés au parquet de Dixinn, hier jeudi 8 janvier 2015.

Le procureur du TPI de Dixinn promet à l’opinion publique le « strict respect des dispositions légales » en vigueur. Et d’ajouter : « toute violation de l’ordre publique par quiconque sera poursuivie et sanctionnée conformément à la loi ». Seulement, ces lois ne sont apparemment valables que pour les militants ou présumés militants de l’opposition.

Sinon comment comprendre que depuis 2011, une soixantaine d’opposants ont été tués généralement par les balles des forces de l’ordre et qu’aucun policier encore moins un gendarme ne soit inquiété ? Aucun procureur de la république n’a osé lever son petit doigt encore moins accepter la plainte de la première victime de ce régime en l’occurrence Zakariaou Diallo.

On sent qu’il n’y a la justice en Guinée que lorsque les intérêts d’une partie de la population ou du pouvoir sont touchés. En ce moment, cette justice-là se revêtit de sa robe et gronde sur tous les toits, il y a la justice en Guinée. Que nenni !

Cette sortie de M. N’Diaye donne raison à ceux qui pensent que la justice guinéenne est une justice sous ordre pour ne pas dire une justice caporalisée.

Car, au-delà des jets de pierre sur les dépositaires de la force publique, des domiciles des citoyens ont fait l’objet d’actes de vandalisme, des biens emportés par des agents en uniformes. Pourquoi cette ouverture d’une enquête judiciaire ne prendrait-elle pas en compte le sort de ces citoyens, victimes d’une barbarie de la part de certains hommes en uniformes.

En le faisant, on cultive l’impunité qui entrainera toujours la vengeance et la haine. Les hommes de la justice sont avertis.Photo justice

libreopinionguinee.com

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