Les environs 4000 militaires mis à la retraite en 2011 suite à la réforme de l’armée initiée par la troisième République réclament le paiement de leurs indemnités dont le montant s’élèverait à environ 15 503 dollars par retraité soit environ 118 706 471 francs guinéens par personne. Ils dénoncent la « mauvaise foi » d’Alpha Condé et de son gouvernement et menacent de descendre dans la rue pour réclamer leur dû.

Après des années de tractations et de longs mois d’attente suite à la promesse du chef de l’Etat de régler leur situation, les 4300 militaires retraités par le programme de la réforme de l’armée commencent à s’impatienter. Ils sont lassés d’attendre et leur patience a des limites n’ont-il pas manqué de le signifier à leur point de presse ce samedi 22 août 2015 à Conakry.
Regroupés dans une association qu’ils ont appelé ‘’Syndicat des militaires retraités et veuves de Guinée’’, ils se sont fendus une déclaration pour dénoncer « la mauvaise foi » des autorités de Conakry de faire face à leur situation. Dans cette déclaration lue par le secrétaire général de leur syndicat, l’ex colonel Jean Dongo Guilavogui, ils disent que le président de la République et son gouvernement font « sourdes oreilles » à leurs revendications.
Ils s’en n’ont pris aussi au ministre délégué à la présidence (ndlr, Me Kabélé Camara) qui, après avoir « minimisé » leur plate forme de revendications en affirmant qu’elle est « contraire au règlement militaire de l’armée » a, lors d’une séance de travail dans son cabinet « proféré des menaces sérieuses » à leur endroit.
Ils en veulent également au premier ministre (ndlr, Mohamed Saïd Fofana) pour sa position « partiale » et « indécise » lors des dix séances de travail tenues à la primature suite aux instructions du chef de l’Etat. Pour eux, ceci explique «la mauvaise foi » du gouvernement de régler leur situation ».
Dans la même déclaration, ils fulminent le fait que le président (Alpha Condé) ait « cautionné » cet acte « irresponsable, inadmissible et dangereux » dont les conséquences peuvent être fâcheuses.
Pourtant, ils estiment que le pays leur doit beaucoup pour mériter un tel sort. « Après un long parcours de combattants pour la liberté et la démocratie pour notre pays, certains de nous sont tombés dans les champs d’honneur, laissant derrière eux des veuves et orphelins », rappellent-ils le visage crispé. Avant de marteler que pour seule récompense, ils ont été « jetés à la retraite » sans ménagement, chassés comme des malpropres des garnisons militaires.
Pis, l’Etat sans vergogne a bloqué les indemnités (dont le montant s’élève à 15502, 9412us par retraité) relatives aux mesures d’accompagnement que les a offertes les institutions internationales.
Par ailleurs, ils révèlent que malgré leur bonne foi de dialoguer avec cette « autorité sourde et indifférente » à leur sort, des « officiers et leurs complices » planifient et décident de « massacrer » tout mouvement revendicatif.
Mais pour les retraités « quoiqu’ils fassent, quoiqu’il en soit » ils marcheront pour réclamer leur droit. Ils préfèrent disent-ils, marcher et être massacrés pour mémoire d’histoire que de « reculer ». Ils annoncent qu’ils marcheront « vaille que vaille », jusqu’à la « mort ou victoire finale ».
Quant à la date de la marche, ils promettent de la publier à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire prévue dans les prochains jours à la Bourse du travail.
avec kibanyiguinee.org

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