Guinée: les institutions de Bretton Woods optimistes pour la reprise de la croissance en 2016

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Du 2 au 15 décembre 2015, une mission conjointe du Fonds monétaire International et de la Banque Mondale -BM- a séjourné en Guinée « afin de mener les discussions sur les 6e et 7e revues du programme appuyé par un accord dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit -FEC-. » Conduite par l’ancien représentant du FMI en Guinée, Abdoul Aziz Wane, cette mission a déclaré au terme de son séjour la conclusion d’un accord « avec les autorités guinéennes et les services du FMI » portant sur plus de 25 millions de dollars US.
« La Guinée a été frappée par deux chocs négatifs majeurs, qui ont fait subir un lourd tribut à son économie et aux conditions des ménages », déclare le chef de mission dans un communiqué publié mardi. Ces deux chocs sont dus à l’épidémie d’Ebola et la baisse des prix des matières premières entrainant la diminution de la production et les exportations d’or, des recettes en devises étrangères et des recettes publiques.
M. Wane ajoute aussi que « le déficit budgétaire a augmenté, sans assurance de financements adéquate, en raison de la mise en œuvre par le gouvernement d’un important programme d’investissements dans les secteurs de routes, de l’électricité et de l’eau. L’accroissement soutenu des dépenses d’investissement a résulté en des pertes importantes de réserves internationales et en une augmentation de la prime entre le taux de change officiel et celui des bureaux de change. »
La mission déclare que « la plupart des critères de performance et des objectifs indicatifs de l’année 2015 au titre de l’arrangement FEC n’ont été atteints. »

Seule satisfaction, l’inflation a baissé en fin novembre 2015 à sept pour cent et demi. A cela, la mission note que « les perspectives économiques se sont améliorées avec la fin proche de l’épidémie d’Ebola et l’organisation des élections présidentielles dans un climat apaisé. »

Ce qui pourrait rebondir la croissance à près de 4% à cause des investissements dans le secteur agricole, la bauxite et l’électricité.

Parmi les perspectives économiques, la mission a souligné l’intention des autorités guinéennes « de resserrer les politiques économiques en 216 pour réduire les déséquilibres macroéconomiques actuels » et la protection des dépenses consacrées à la réduction de la pauvreté.

A cela, explique le chef de la mission, le déficit budgétaire sera limité à un montant qui peut être financé par des appuis budgétaires et des appuis des projets extérieurs assurés et un recours limité au financement intérieur tout en évitant le recours à tout arriéré de paiement.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78 / 657 24 83 25

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