Grève syndicale:  » Nous sommes prêts à nous sacrifier pour notre pays », déclare le porte-parole Mamadou Mansaré

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La grève de l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG appuyée par huit autres centrales va se poursuivre. L’annonce a été faite en début de matinée à la Bourse du Travail où s’était tenue l’assemblée générale en présence des dizaines des travailleurs apparemment très motivés et engagés jusqu’à la satisfaction de leur liste révendicative.

Cette volonté exprimée a été avalisée par les responsables syndicaux qui n’ont pas voulu eux seuls prendre la décision. C’est pourquoi, après avoir reçu un document de propositions mardi des émissaires du gouvernement, les syndicalistes avaient préféré donner toute décision à l’assemblée générale. Au cours de l’assemblée générale tenue à la Bouse du travail, les membres des centrales syndicales ont décidé de poursuivre la grève.

Sous les applaudissements des camarades, le Secrétaire général de la Confédération nationale des Travailleurs de Guinée -CNTG-, Amadou Diallo a déclaré que « le mot d’ordre de grève a été accepté sur toute l’étendue du territoire. Vous nous avez mandatez d’aller faire une négociation avec le gouvernement et le patronat. Nous nous sommes convenus ici au terme de nos discussions, aucune décision ne devrait être prise sans venir vous rendre compte ».

« Au jour d’aujourd’hui, depuis que la grève a été lancée, le 15 février, c’est hier seulement que le gouvernement a daigné inviter l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG à 15 heures pour qu’on discute de notre plateforme revendicative. Les camarades se sont rendus à la fonction publique; ils ont entamé les négociations. Mais très malheureusement, la proposition qui a été soumise à la partie syndicale n’a pas été satisfaisante », martèle Amadou Diallo. Pour lui, le document de propositions n’a aucun contenu significatif ».

Le porte-parole des syndicalistes, Mamadou Mansaré a indiqué à l’assistance que « sur le statut particulier de l’éducation et la santé, ils nous disent qu’ils ont fini de régler tous les problèmes qui les sont parvenus. Nous leur avons répondu qu’ils restent beaucoup de travailleurs et des primes non payées. A ce niveau tout reste à faire ».

Le camarade Mansaré réfute l’argument du gouvernement sur les barrages non conventionnels. Sur ce, il a dit avoir répondu aux émissaires du gouvernement que l’arrestation des djihadistes mauritaniens ne s’est pas passée au niveau des barrages non conventionnels. Par conséquent, il faut les supprimer immédiatement et systématiquement, sous-entend le porte-parole. D’ailleurs, dira-t-il,  » c’est le syndicat du transport qui a informé la gendarmerie de Boké. (…) A part les barrages frontaliers, de Colayah, de Magatah et de Coriyah. Nous leur avons assuré que les syndicats vont veiller aux personnes qu’on transporte ».

« Nous sommes prêts à nous sacrifier pour notre pays. Sur la convention collective, on nous a présenté deux ou trois conventions. Les autres, ils disent que les patrons n’ont pas accepté de financer. Donc les conventions sont en cours. Nous avons dit que nous ne sommes d’accord avec cette version. L’Etat doit jouer son rôle d’arbitrage », a affirmé M. Mansaré.

Pour fustiger l’attitude du gouvernement, il a noté qu’au Sénégal, le gouvernement a procédé à une seconde baisse du prix du litre à la pompe pendant qu’en sierra Léone, pays victime d’Ebola autant que la Guinée, le litre et demi sont vendus à 3 750.

Au regard tous ces facteurs, « le combat continue. Mais qu’est-ce que nous avons constaté. On a commencé à vous menacer. On dit à Kabassan (le directeur général de l’aéroport), si jamais un travailleur est sanctionné ou si on touche à un salaire d’un fonctionnaire, la grève va être encore plus dure. Parce que jusque-là nous adoptons le service minimum comme service stratégique. Nous voulons sortir de cette crise de façon honorable. Mais nous ne voulons pas de l’intimidation ».

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

E-mail: kenssa2@gmail.com

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