Alpha Condé
Alpha Condé

Le président du bloc libéral a conféré ce jeudi 3 avril 2016 avec les Hommes de médias à son siège, sis à Yembéya, dans la commune de Ratoma. L’opposant a mis l’occasion à profit pour passer en revue les questions brulantes de l’actualité nationale. Face à un parterre de journalistes, Faya Millimono a indiqué la position de son parti pour une sortie de crise.
« La Guinée a des problèmes sérieux, les Guinéens souffrent et ils ont toujours souffert. Depuis que le professeur Alpha Condé est au pouvoir, il demande aux Guinéens d’attacher les ceintures, où est la sienne ? Par ce que si on s’intéresse à la mobilisation de l’argent, il faut aussi savoir comment les caisses se sont vidées. », a critiqué le leader du BL.

Pour le candidat malheureux à la dernière présidentielle, la gabegie financière a atteint un niveau inacceptable sous la magistrature du président Condé.

« Le pays est en crise et la crise est profonde. Elle se manifeste par des menaces de grèves. Des grèves qui sont faites et qui n’ont pas été résolues. », S’indigne le politicien.

Poursuivant son analyse, il estime que cette crise est due à l’incapacité de l’Etat de satisfaire ses engagements vis à vis des gens qui ont obtenus des marchés de gré à gré et qui ont pré-financé certains travaux qui sont aujourd’hui aux arrêts.

« La crise se manifeste par le fait que les caisses sont vides. Pour une fois au moins le président de la République a déclaré la faillite de notre Etat en disant qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses », martèle-t-il.

Outre objectif de cette sortie médiatique du Bloc Libéral est de mettre à la disposition du pouvoir un certain nombre de propositions : « Comme tous les partis sérieux, nous avons faits des propositions, nous demandons au gouvernement de réduire le train de vie de l’Etat. De revoir le prix du carburant à la pompe, qui pourrait être bénéfique pour toute la population », précise le conférencier.

Dans sa même logique, docteur Faya a fustigé des dépenses excessives de l’Etat : « L’entretien d’un véhicule d’un haut cadre coûte plus cher que d’entretenir une école de trois classes à l’intérieur du pays. Il faut donc rationnaliser les choses, la Guinée n’est pas le seul pays à connaître une crise. La Côte d’Ivoire en a connu dans les années 90 », argumente le leader politique.

Pour l’opposant, la réforme du secteur de la défense, la réconciliation nationale ou encore la réalisation du barrage de Kaléta sont des signaux positifs de la magistrature du président Condé. Malgré cette satisfaction, le président du Bloc Libéral estime que ces résultats sont mineurs comme bilan du quinquennat d’un président de la République.

Avec soleilfm

 

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