Présidentielle en France. Elle a été au-devant du combat pour la conquête du pouvoir. Sibeth Ndiaye était au cœur de la campagne électorale aux côtés d’Emmanuel Macron.

Mais la Sénégalaise a eu droit au retour de l’ascenseur. Elle vient d’être récompensée.

Le président de la République de France a nommé la dame au poste de Chef du service de presse du Président.

Elle a la charge d’organiser comme lors de la présidentielle, le plan de communication de la présidence. A elle de décider, à quels médias, accorder une interview. Elle était d’abord chef du service de presse de Claude Bartolone, l’actuel président de l’Assemblée nationale, ensuite chargée de la mission presse et communication au cabinet d’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif.

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La révélation du fameux documentaire « Les Coulisses d’une victoire », diffusé sur TF1, c’est elle. Résultat : son compte Twitter est passé de quelques centaines à plus de 28 000 abonnés. Sibeth Ndiaye, Franco-Sénégalaise de 37 ans, figure du premier cercle du désormais président Macron, ne tire pourtant aucune gloire de cette toute nouvelle célébrité. Pas le genre de cette femme de l’ombre, passée par le militantisme de terrain à l’Unef, au PS, puis au service de presse de Claude Bartolone, avant de devenir secrétaire nationale chargée de la petite enfance au PS en 2009, domaine qui tient à coeur à cette diplômée d’un DESS en économie de la santé. Elle a découvert les cabinets ministériels auprès d’ Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, ministres successifs de l’Économie. « J’ai toujours préféré l’ombre à la lumière, confie-t-elle à ELLE. C’est la raison pour laquelle je travaille avec des personnalités politiques, sans désirer être élue. Cette ‘notoriété’ sera éphémère… »

L’engagement social et politique, c’est une affaire de famille, pour celle qui a grandi à Dakar, entre son père, Fara, cofondateur du Parti démocratique sénégalais et sa mère, Mireille, magistrate, d’origine togolaise et allemande : « Mon enfance s’est nourrie du récit de la lutte pour l’indépendance à laquelle mes parents ont participé. Ma mère, qui fut la deuxième juge femme du pays, a été un ‘modèle’ en élevant aussi ses quatre enfants. Mes parents m’ont inculqué l’amour du travail, la passion de l’égalité. Ils ne sont plus là, mais il n’est passe pas  un jour sans que leurs vies ne me servent d’inspiration », explique-t-elle. « Sibeth est une politique qui fait de la communication, pas l’inverse », souligne Gaspard Gantzer, le spin doctor communicant de François Hollande (et camarade de promo à l’Ena d’Emmanuel Macron). Un rôle que la jeune femme pourrait endosser désormais à l’Élysée. « Elle est dotée d’une impressionnante énergie. Elle est rigoureuse, toujours disponible, poursuit-il. Sibeth est aussi très joyeuse, elle travaille sérieusement sans jamais se prendre au sérieux. »

« SIBETH EST UNE POLITIQUE QUI FAIT DE LA COMMUNICATION, PAS L’INVERSE »
Sénégalaise de naissance (elle a obtenu la nationalité française en 2016), elle est mère de jumelles nées en 2010 et d’un garçon né en 2013. « Leurs prénoms sont africains et ils portent le nom de leur père, qui est français ‘de souche’. Je le souligne parce que nous avons toujours considéré important pour nos enfants de vivre dans les deux cultures. » De son mari, Sibeth Ndiaye, mère et militante, dit aussi « qu’elle n’aurait pas pu vivre son engagement et sa vie professionnelle à fond sans son soutien : Il m’a toujours encouragée à accéder à des responsabilités et a accepté de s’occuper de nos petits. » Elle sait qu’elle s’apprête à vivre cinq années à un rythme insensé à l’Elysée, mais cela n’effraie pas celle dont le nom signifie « Elle a gagné tous les combats » en langue diola. « Je suis pragmatique, je veux transformer le réel de manière concrète et pas me contenter de rêver à un monde meilleur. » La phrase qu’elle déteste ? « On ne peut pas faire autrement ». On s’en serait douté.

Macka Baldé

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