Elections locales: l’avant-projet du chronogramme divise

L’avant-projet du chronogramme proposé par la CENI continue à faire couler beaucoup de salives. Les acteurs de la vie nationale sont partagés sur cette question. Ce chronogramme fait allusion à l’organisation des élections locales qui traine encore.

« Nous ne pouvons que saluer d’abord de cette proposition de l’avant-projet du chronogramme des élections locales. Ces élections sont très complexes et demandent un certain nombre d’investissements. Nous, de la société civile, savons que la tenue de ces élections communales et communautaires est la voie du développement et surtout les citoyens aspirent de voir le pays quitter dans cette situation », explique le Dr Alpha Abdoulaye Diallo vice- président du CNOSC, chargé des questions économiques.

Dans ce chronogramme, la question du financement reste aussi un problème majeur. Et la CENI quant à elle, demande trois cent trente six milliards de francs guinéens. Pour le Dr Abdoulaye Diallo, cette question d’argent n’est pas trop inquiétante : « le budget est toujours prévisionnel. Mais ce qui est important, c’est comment ces élections vont s’organiser et est- ce que le gouvernement a la volonté de faire en sorte que le financement soit obtenu et que les échéances se tiennent »

« Je ne suis pas étonné que la CENI, renvoie la tenue des élections communale jusqu’en 2018. C’est mon doute qui vient de se confirmer, car j’ai toujours douté de cette situation, depuis que la crise s’est produite à la CENI, et que la volonté en manque aussi du côté du Chef de l’Etat. », s’indigne Ben Youssouf Keita, député uninominal de l’UFDG à Kouroussa.

Depuis que cette annonce a été faite par la CENI, les réactions ne tardent pas. Pour cela, le député de l’UFDG impute la responsabilité au gouvernement d’avoir retardé expressément l’organisation de ces élections locales.

«Le président de la République et son gouvernement n’ont jamais voulu organiser ce scrutin, et même le respect des accords politiques du 12 octobre 2016 jusqu’à présent. Il y a un retard énorme dans leur application. Pourtant ces accords ont été signés librement par les deux parties et pourquoi jusque-là on traine avec, c’est par ce qu’il ya aucune volonté politique du Chef de l’Etat », s’injure Ben Youssouf

Sur la question de savoir que fera l’opposition dans les jours avenir, Ben Youssouf ne cache pas ses sentiments. Nous allons user de notre droit qui est garanti par la constitution, c’est-à-dire notre droit de manifester.

« Nous allons sortir et exiger que les élections se tiennent, avant 2018, puisque nous sommes déjà dans un dépassement de délai et voilà, il y a les législatives qui doivent se tenir. Et si tel est le cas, nous allons demander à la population de sortir, et faire la CENI en quatre pour revenir à nous proposer une date d’ailleurs 80 jours au lieu même de 90 jours », martèle-t-il.

L’opposition et la société civile se disent toute prêtes à mobiliser les citoyens pour exiger la tenue des élections communales et communautaires.

Libreopinionguinee avec lejourguinee

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