Duel au sein de l’UFDG: Quel avenir politique pour Bah Oury?

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Bah Oury Ufdg à Paris
Bah Oury Ufdg à Paris

L’Union des forces démocratiques de Guinée -UFDG- principale formation politique de l’opposition traverse une crise interne depuis le retour de son vice-président. Les deux grosses têtes du parti ne s’entendent pas sur la démarche à suivre pour le futur de l’UFDG.

Bah Oury prône une mutation interne tout en s’attaquant aux valeurs du parti. Tandis que Cellou Dalein soupçonne son ex vice-président d’être de connivence avec le pouvoir pour le déstabiliser et par ricochet déstabiliser l’opposition dans son ensemble.

Les avocats des deux parties au nom de deux leaders politiques ont porté des plaintes et contre-plaintes. Par contre, Cellou Dalein Diallo, plus modéré, est d’accord pour des réformes internes mais que cela ne soit pas réglé par médias interposés comme le fait son vice-président.

Mais vouloir imputé la responsabilité des échecs de l’UFDG aux différentes élections à Cellou Dalein et à son « petit » (expression de Bah Oury) directoire, c’est perdre le sens de la responsabilité, de la morale et de l’honnêteté intellectuelle.

Pour preuve, qu’il se réfère aux conclusions et recommandations de la mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE-UE). Ce rapport en est une grande illustration de la mascarade électorale organisée par la Commission électorale nationale indépendante -Ceni- dirigée par Bakary Fofana, décrié au Niger lors de son choix pour l’observation des élections présidentielles par la CEDEAO.

Aujourd’hui, que Bah Oury écrive une lettre à Cellou Dalein pour son rétablissement à son poste n’est pas mauvais en soi. Cependant, il a faussé la procédure au début. Après son exclusion du parti, l’ex vice-président devait commencer par cette démarche avant l’incident du 5 février 2016 ayant entrainé la mort du journaliste Elhadj Mohamed Diallo.

Peut-être, il aurait été compris par le directoire du parti. Mais en diabolisant le président du parti dont il est le fondateur, en vilipendant ses collaborateurs directs, en ayant une direction de communication parallèle à celle du parti, en ayant une attitude de blanchissement des tueurs de la république, Bah Oury avait peu de chances de se faire comprendre.

L’ancien exilé politique peine à se faire comprendre au sein de l’opinion publique. Ses adversaires politiques l’accusent d’être à la solde du parti au pouvoir pour « tuer » l’opposition, renforcée après le départ de l’Union des forces républicaines -UFR- de l’ancien premier ministre, Sidya Touré. La tâche sera hardie car en face de lui, il y a une levée de boucliers pour le contrarier dans cette entreprise derrière laquelle, il y aurait « une main noire ».

Apparemment, le seul recours possible pour l’ex vice-président, c’est la justice parce qu’après tous les soutiens (même pseudo) apportés au président du parti, Cellou Dalein, il ne s’avoue pas vaincu. Loin de là et le combat pour la direction de l’UFDG continue et continuera à la justice.

Mohamed Sylla

source lejourguinee.net

 

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