Le 15 Mars, 2017
DECLARATION No 43 DU BLOC LIBERAL

Le Bloc Libéral (BL) dénonce l’abus de pouvoir du régime dictatorial d’Alpha Condé contre les militants de l’opposition, dont ceux du BL. Le PARTI fustige également l’usage de la violence militaire contre les civils Guinéens. Aussi, le PARTI condamne la manipulation politicienne de la justice en ce qui concerne les dossiers des militants de l’opposition, dont celui de Monsieur Fara Désiré Koundouno, Président élu de la CRD de Koundou. On est porté à croire ainsi parce que Monsieur Fara Désiré Koundouno a choisi d’adhérer à un parti d’opposition plutôt qu’au RPG, bien que l’adhésion forcée à ce dernier parti lui a été exigée à maintes reprises. Depuis, lui-même et sa famille sont constamment victimes de persécutions. On se souvient de la destitution de son épouse, Koumba Victorine Koundouno, en 2015 alors qu’elle était Proviseur du Lycée de Koundou très bien appréciée par tout le monde. Cette destitution avait provoqué de vives réactions de la part des élèves et des parents d’élèves de cette localité.

En effet, la manipulation politicienne de la Justice est établie dans l’affaire Désiré ! Le dossier l’incriminant comporte un procès verbal de carence, mettant en cause le Préfet, déposé par le juge d’instruction, après plus de six mois d’instruction. Tout d’abord, le Préfet n’a pas qualité d’ester en justice contre un élu d’une collectivité décentralisée, au nom de l’Etat. Aussi, durant l’instruction, le Préfet n’a fourni aucune preuve pour soutenir ses allégations contre le Maire Koundouno. En clair, un procès verbal de carence signifie que son dossier est sans preuves pour soutenir l’accusation. Malgré cette disqualification dudit dossier, le Juge de Paix de Guéckédou, au service du régime, a ordonné que le jugement soit rendu.

Au terme d’une simulation de procès, Monsieur Koundouno a été condamné (1) à payer 5 millions de Francs Guinéens, (2) à trois ans de prison ferme (3) au payement d’un montant de 100 millions qu’on lui reproche la malversation. Immédiatement, après la lecture du verdict au parquet, l’avocat de Monsieur Koundouno a interjeté appel. C’est en ce moment que des militaires et gendarmes, qui étaient présents dans la cour du Palais de Justice, ont lancé des grenades lacrymogènes sur l’audience venue suivre le procès. Suite aux éclatements des explosifs, un mouvement de panique s’en est naturellement suivi. Dans la mêlée, deux condamnés sur trois (Monsieur Koundouno et le receveur de la Commune de Koundou) ont été embarqués manu militari à bords d’un camion militaire et emmenés à la prison civile de Kissidougou (une préfecture située à 92 km de Guéckédou); ce type d’arrestation est plutôt un kidnapping de citoyens.

La population qui était tranquillement rassemblée devant le Palais de Justice en signe de sympathie militante et de fraternité pour les prisonniers, a été dispersée par des jets de gaz lacrymogènes et de tires à balles réelles. Selon les informations recoupées en provenance de Guéckédou, les militaires, gendarmes et policiers, dont certains proviennent des préfectures environnantes, ont, sans aucune raison, tiré sur la foule de civils. Au moment de la publication de la présente déclaration, la liste provisoire des victimes inclut un garçon de 12 ans tué par balles, qui rentrait de l’école, une dizaine de blessés également par balles, dont deux dans un état très grave.

Outre la Manipulation politicienne de la justice, la répression sanglante de Guéckédou est l’expression de l’abus de pouvoir et de fausse démocratie en Guinée ; la répression sanglante matérialise l’engagement du régime d’Alpha Condé d’étouffer l’opposition en Guinée. Le régime veut émasculer l’opposition en insufflant la peur de la mort dans l’âme des militants des partis outre que le RPG. Pire, les incidents montés de Guéckédou sont faits pour créer un chaos artificiel afin de détourner les attentions du peuple des problèmes réels : grève des enseignants suivie de mort d’hommes, à peine calmée; échec de l’électrification de la ville de Conakry, qui connait à nouveau le délestage de courant; départ des investisseurs étrangers effrayés par la grande corruption au sommet de l’Etat Guinéen ; affaiblissement continue de l’Etat de droit, etc. Pour cacher ses carences de leadership caractérisées, entre autres, par le mauvais choix de ministres, le régime recours à la technique dite de « troubles permanents » ; dans cette optique de la gouvernance machiavélique, le pouvoir doit incessamment émailler le pays de troubles pour détourner l’attention des opinions nationale et internationale de vraies défaillances de gestion publique.

C’est pourquoi, le Bloc Liberal (BL) enjoint le régime d’Alpha Condé d’accepter que les citoyens, comme Monsieur Koundouno et tant d’autres, expriment librement leur position partisane ; le parti demande la libération immédiate de Monsieur Koundouno et du Receveur de Koundou jusqu’à la fin de la procédure d’appel. Aussi, le BL, qui attache la plus haute importance à la vie des Guinéens, demande au régime de mettre un terme à l’usage des armes contre les Guinéens. Un vrai régime démocratique ne gouverne pas les cimetières.

Le Bloc Libéral Présente les condoléances les plus attristées à la famille de notre compatriote tué à la fleur de l’âge. Le BL souhaite prompte rétablissement à toutes les personnes blessées et exige l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs et les commanditaires des tires à balles réelles sur la population civile.

Le BL exhorte les Guinéens et Guinéennes à garder l’espoir ; le régime d’Alpha Condé avance péniblement vers le crépuscule de son pouvoir ; une aube positive de démocratie et d’abondances socioéconomiques à la mesure de nos richesses minières, agricoles et halieutiques scintille à l’horizon 2020 de la Guinée.

Fait à Conakry, le 15 mars 2017

Le Bloc Libéral

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