Photo alpha condé et said Fofana

Photo alpha condé et said FofanaLe Gouvernement s’est exprimé mercredi, 25 mars pour tenter de baisser la tension née suite à la publication du chronogramme électoral renvoyant la tenue des locales courant 2016. Ce calendrier de la CENI a suscité des vives réactions dans les rangs de la mouvance et de l’opposition, divisées sur l’ordre des scrutins.

Mais c’est la déclaration des trois anciens premiers réunis à Paris qui semble avoir attiré toute les attentions notamment du porte-parole du gouvernement qui appelle à la reprise rapide du dialogue politique.

Une main sincère ou simple ruse pour freiner les opposants ? la question est un véritable casse-tête pour les observateurs qui s’interrogent sur les véritables motivations de l’équipe Saïd Fofana qui a invité mercredi, 25 mars 2015 « l’ensemble de la classe politique au dialogue » même s’il faut préciser que tous ne réclament pas un dialogue et jusque-là, le gouvernement est resté silencieux face aux multiples prières de son opposition.
Mais le paradoxe, c’est quand le gouvernement appel « au consensus » alors que les questions qui divisent sont clairement tranchés par la Constitution et les Lois de la République, mais que personne ne souhaite mettre en avant pour aider à construire et à développer la Guinée.
C’est une bonne chose par ailleurs que le Porte-Parole du gouvernement insiste sur le fait que «Ce dialogue doit se tenir sans préalable et au plus vite» cependant, il faut rappeler au ministre Damantang Albert Camara que le dialogue politique et social est constitutionnel et il revient au gouvernement de s’assurer que cette disposition fonctionne comme il se doit et non pas comme le veut des politiques qui fonctionnent avec des accords jamais honoré.

Malheureusement à la place de l’action, le gouvernement dit qu’il est «ouvert à des solutions mais reste à l’écoute » et c’est justement cette démission au plus haut niveau qui est la force de denos décideurs qui attendent toujours que la situation s’enlise pour à défaut de réussir à faire taire les mécontents par des forces de coercition, tenter des assises politiques avec des conclusions qui ne sont jamais suivis.

L’autre souci majeur, c’est la démarche encours de la Commission Électorale Nationale Indépendante, au centre de la crise politique majeure que traverse notre pays, dont la dernière en date c’est le chronogramme électoral que le gouvernement affirme « respecter » dès lors que «les décisions de la CENI ont été prises à la majorité de ses membres, et qu’elles respectent la Constitution» soutient le ministre Damantang.

Ajoutant que « Les divergences de vue sont indispensables à l’équilibre de toute démocratie, et les débats sont salutaires ».
S’exprimant sur les menaces de l’opposition, le gouvernement s’est voulu garant de principes démocratiques « Exercer sa liberté de manifester ne doit pas se faire dans la violence ou en mettant à mal la liberté et la sécurité d’autrui » a brandit son porte- parole.

Réunis à Paris le week-end dernier les trois principaux leaders de l’opposition ont été très dure à l’endroit du régime, notamment au président Alpha condé qu’ils affirment avoir perdu « toute légitimité pour présider encore aux destinées de la Guinée. Soutenant que son maintien au pouvoir constituerait une grave menace pour la paix et l’unité de la Guinée et la stabilité de la sous-région »Cette fermeté semble inquiéter au plus haut sommet de la gouvernance.

Et ces propos sont pris très au sérieux par le régime qui a encore tête la disgrâce du président Blaise Compaoré qui était resté sourd face aux appels de son peuple. Mais, le gouvernement semble minimiser les dégâts il a d’ailleurs « appelé toutes les forces politiques à se rendre aux prochaines élections » comme pour dire qu’en démocratie,c’est au peuple de fixer les règles.

 

avec Guineeinfos.org

www.libreopinionguinee.com

 

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