La crise sociopolitique perdure en Guinée à cause des divergences des différents acteurs politiques du pays. Comment inverser cette tendance et qu’est-ce qu’il y a lieu de faire ? C’est à cette question qu’Abdourahmane Sanoh, le président de la Plateforme des citoyens unis pour le développement, très remonté, tente de répondre à travers une déclaration publiée mardi à Conakry.

En Guinée, le chronogramme électoral crée la polémique entre la mouvance et l’opposition. « Il s’en est suivi une grosse confusion et une surenchère politique empêchant toute analyse sereine de la situation. Et l’on baigne dans un amalgame total pendant que les positions se radicalisent », a déclaré la PCUD dans une déclaration publiée hier à Conakry.

La PCUD parle de « groupes d’intérêt aux élans mafieux et opportunistes politiques…à la recherche de privilèges indus, tapis dans l’ombre du pouvoir, des états-majors des partis politiques et des organisations de soutien qui rivalisent en invectives contre le camp adverse ».

Dans cette situation de confusion, la PCUD estime que « la communauté internationale peine à combler les espoirs que suscite son implication » dans les crises guinéennes. Le peuple est l’éternelle victime, assène la PCUD.

En ce qui concerne la légitimité ou non des délégués communaux, cette plate-forme de la société civile guinéenne est catégorique : « il n’y a point d’amalgame entre cette indiscutable anomalie avec une autre échéance électorale…La résolution de cette anomalie est une exigence et nécessite une discussion franche entre le gouvernement et les partis politiques en vue d’un calendrier consensus ».

Au sujet des élections locales, la PCUD reproche à l’opposition de n’avoir pas « soulevé la moindre protestation lors de la dernière session budgétaire au sujet de l’inscription dans la Loi des finances d’une allocution relative à la tenue des municipales ». Elle estime que d’un côté comme de l’autre, on veut à la fois le respect de la loi et sa violation. Pour cette structure, la population est fatiguée des querelles politiques qui les prennent en otage en les enfonçant davantage dans la misère.

La PCUD pointe du doigt dans cette responsabilité, les leaders du RPG, de l’UFDG et de l’UFR. Face à ces violences tragiques, martèle la PCUD, nous signifions au Président Alpha Condé et aux anciens premiers ministres Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré, Lansana Kouyaté et Jean-Marie Doré leur entière responsabilité dans la souffrance que leur mésentente impose aux Guinéens dans leur ensemble.

L’élite guinéenne doit éviter d’avoir sur sa conscience les conséquences d’une instabilité du pays, conclut la PCUD.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

E-mail : kenssa2@gmail.com

 

 

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