Communales 2018 : l’UFC d’Aboubacar Sylla « a reçu un projet d’alliance avec le RPG-AEC »

L’Union des Forces du Changement (UFC) a tenu son assemblée générale hebdomadaire, ce samedi 24 février 2018 à son siège à Taouyah, dans la commune de Ratoma. Des sujets d’actualités relatifs aux résultats des élections locales, aux éventuelles alliances du parti, et à la série de manifestations projetée par l’opposition Républicaine, ont été débattus.

Aboubacar Sylla, le président du parti, a tout d’abord fait comprendre que l’UFC est fier d’avoir participé à ces élections. Même s’il y a eu de la fraude, l’UFC accepte les résultats. « Nous sommes contents d’avoir participé à ces élections en tant que l’UFC. Il y a eu des fraudes de part et d’autres, mais comme nous n’avons pas les preuves, les résultats donnés par la CENI, nous ne les assumons pas, mais nous les acceptons parce que nous n’avons pas la capacité juridique de les contester ».

En ce qui concerne les alliances dans la constitution de l’exécutif communal, Aboubacar Sylla a expliqué n’avoir pas pris encore une décision mais que des tractations sont en cours. « Pour le moment, on a donné notre accord à personne. Nous avons reçu des invitations à créer des alliances. Nous avons même reçu un projet d’alliance avec le RPG Arc-en-ciel, mais comme vous le voyez, ce n’est signé nulle part. Des projets, nous en avons reçu un peu partout, notamment à Matam et à Dixinn, où les scores sont très serrés. Nous avons aussi à Tanéné deux conseillers et là aussi le score semble un peu serré, et là également, nous sommes évidemment sollicités. Donc, nous sommes en train d’examiner, de réfléchir et de voir de quel côté nous allons aller. Mais nous irons là où les intérêts du parti sont préservés, mais là où aussi nos convictions politiques ne vont pas souffrir », précise-t-il.

Quant à la série de manifestations projetée par l’opposition Républicaine à partir de ce lundi 26 février, le patron de l’UFC a dit que son parti n’est pas concerné. « L’UFC n’est pas concernée parce que nous n’avons pas participé à la réunion que l’opposition Républicaine a tenu hier. Donc, nous ne sommes pas comptables de ce qui s’est dit et de ce qui a été décidé hier. Donc, nous ne participerons pas à ces manifestations », a-t-il dit.

Parlant de la grève lancée par le SLECG, monsieur Sylla accuse le gouvernement d’être faible par rapport à cette situation. « C’est un chaos qui se prépare aujourd’hui dans ce pays en raison de la faiblesse du gouvernement, de la faiblesse de l’autorité de l’Etat, de l’incapacité de ce gouvernement à anticiper sur les événements », a-t-il martelé.

Plus loin, Aboubacar Sylla va demander « à Aboubacar Soumah de ne pas refuser le dialogue proposé par l’inspection générale du travail, qui assure la tutelle administrative des syndicats, surtout lorsqu’il y a conflit de travail. Et, tout en restant fidèle à ses convictions de s’ouvrir au dialogue pour, en quelque sorte, soigner l’image du syndicat et de ses paires pour ne pas que cela soit interprété comme une forme d’arrogance et de refus au dialogue ».

Revenant sur la tournée de sensibilisation du ministre de l’Unité nationale et de la citoyenneté à l’intérieur du pays, Aboubacar Sylla dira que c’est de la poudre aux yeux. « Dans quel pays vous avez vu un ministre poursuivre un autre ministre dans le même gouvernement ? Et d’ailleurs, on va poursuivre les ministres dans quelle juridiction? Le professeur Alpha Condé refuse obstinément de mettre en place la Haute Cour de Justice où on peut poursuivre les membres du gouvernement qui commettent des délits dans l’exercice de leur fonctions. Mais, elle n’existe pas. Donc tout ça, c’est pour amuser la galerie. C’est de la poudre aux yeux » a-t-il lancé.

Avec  Guineematin.com

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