Claude Kory Kondiano doit son maintien en poste à la BCRG à Chérif Bah, actuel vice-président de l’Ufdg

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Accusé par le gouvernement et certains militants du Rpg Arc-en-ciel de tenir des propos incendiaires quand il aborde le sensible sujet de la situation que vivent des cadres de la communauté peulhe sous le régime actuel, c’est un tout autre coin du voile que lève l’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).

Montrant que durant son magister de gouverneur, il a réussi à sauver le poste de plusieurs cadres du RPG originel dont celui de l’actuel président de l’Assemblée nationale. ment leurs postes. Il cite en exemple des personnes malades et souffrant de voir que leurs médecins ont été injustement sanctionnés puis déplacés. Malheureusement de peur de représailles, les témoins préfèrent se taire que d’en dénoncer. C’est sans doute là tout le péché qu’il commet, lui le métis, que certains tentent d’effrayer en menaçant de lui coller un procès. Bah trouve indigne de la République quand un malfaiteur cherche à trouver des soutiens pour accuser son dénonciateur d’avoir commis une atteinte à la pudeur.

L’ancien gouverneur se demande d’ailleurs les raisons qui conduisent le Rpg Arc-enciel à accepter d’abriter en son siège de Gbessia à Conakry un débat sur le Fouta fî Fouta en en présence même du chef de l’Etat. Il rappelle que le pays a connu cette idiotie durant le même mois de juillet d’il y a 41 ans lorsqu’un un certain Sékou Touré a mis en place la fameuse situation particulière du Fouta. L’ex-gouverneur de la BCRG qui précise avoir vécu cela dans sa chair, indique qu’il s’agissait là aussi de trouver un moyen pour intimider les vraies-gens en organisant des luttes ethnocentriques entre les guinéens. Si à l’époque, cette méthode visait à liquider de hauts L e gouverneur Ibrahima Chérif Bah se définit comme un guinéen issu du métissage ethnique. A ce titre, il se demande pour quelles raisons, en cette époque de village planétaire un petit pays comme la Guinée avec seulement 12 millions d’habitants perd-il son temps à se diviser en ethnies. Régime ethniciste Bah accuse le régime Alpha Condé d’avoir divisé le pays et soutient que son arrivée en politique consiste à apporter un rectificatif à cette politique de diviser pour régner, qui est le pilier de la gouvernance Alpha Condé.

Ibrahima Chérif Bah en veut pour preuve qu’actuellement, les 80 pour cent des postes importants et stratégiques dans l’administration guinéenne sont affectés à des cadres d’une seule région. Les 20 autres pour cent pour les trois autres régions. Ancien directeur du Budget avant d’être nommé gouverneur de la Banque centrale, Bah se dit mieux placé que quiconque pour défendre sa thèse. En sa qualité de témoin privilé- gié, il affirme que des administrateurs territoriaux, des ingé- nieurs, voire des agents d’un secteur sensible comme celui de la Santé ont perdu injustefonctionnaires et cadres peuls comme Diallo Boubacar Telly le premier secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), actuelle Union africaine (UA), Chérif Bah trouve que les mouvements qui se créent ici et là sous le régime Alpha Condé voguent dans cette dérive. Or, à son entendement, la Guinée d’aujourd’hui n’a que dalle de ces mouvements tendant à diviser les guinéens. Le pays a plutôt besoin de mouvement appelant à l’unité et à la cohé- sion sociale, et qui contribuent à faire tourner la page honteuse et sanglante du passé. Le cas Kory Ancien directeur du Budget, Chérif Bah rappelle avoir réussi à appliquer une politique nationale d’intégration malgré l’obsession ethnostratégique du régime qu’il servait. Du budget à son poste de gouverneur de la Banque centrale, il a toujours œuvré pour l’intégration de tous les nationaux dans son équipe. C’est ainsi qu’un certain Claude Kory Kondiano, devenu la deuxième personnalité du régime Alpha Condé, était de la liste des cadres indésirables à cause de son appartenance au RPG, l’actuel parti au pouvoir, à l’époque membre de l’opposition au régime du général Lansana Conté. Bah dit n’avoir pas cédé à la pression. Il a estimé que même si Kondiano est soupçonné être nuisible au régime, il doit être gardé pour servir le pays. C’est ainsi que Kory a eu son sauf. Il est resté à sa place travailler pour la BCRG et pour le bien de l’économie guinéenne. Bah se montre imperturbable. Il se moque des menaces et intimidations des caciques du régime Alpha Condé. Il soutient mordicus que faute d’appliquer une politique nationale, le régime Alpha Condé se contente d’installer un parti-Etat de la même façon que Sékou Touré. Le régime Alpha Condé et son gouvernement font dégager les fonctionnaires compétents pour mettre à leurs places des militants incompétents. Ce qui explique, selon Ibrahima Chérif Bah, les graves dysfonctionnements de l’administration générale et le climat délétère soutenu par l’inaction des fonctionnaires dans la plupart des ministères où le travail quotidien qui se doit ne se fait plus correctement.

Libreopinionguinee avec lepopulaire

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