CHARLIE Hebdo: ce que l’on sait sur l’attentat

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photo attentat charlie hebdo

Une fusillade a éclaté au siège de l’hebdomadaire satirique «Charlie Hebdo», au coeur de Paris, ce mercredi 7 janvier à la mi-journée. Le bilan officiel fait état de douze morts. Les terroristes qui ont mené l’attaque sont toujours en fuite. Un dispositif policier inédit est actuellement en place dans la capitale et sa proche banlieue. L’enquête est en cours et un appel à témoin a été lancé.

Le point sur l’enquête Première information : les terroristes – au nombre de trois, selon le ministre de l’Intérieur – sont toujours en fuite. Sur les vidéos qui ont été tournées lors de la fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo, on aperçoit seulement deux hommes. On peut supposer qu’une troisième personne se trouve dans la C3 noire qui a été utilisée par le commando, qui a pris la fuite vers le nord de Paris (porte de Pantin), où il a changé de véhicule.L’arsenal utilisé La tenue portée par le commando terroriste est un premier élément d’information : le trio était tout de noir vêtu, cagoulé, vêtu de gilets pare-balles. Cette tenue rappelle celle des groupes d’intervention, comme le GIGN, ou encore celles des combattants jihadistes, de plus en plus adeptes de ces tenues « tactiques ». En tout cas, c’est le signe d’un certain professionnalisme.Les armes : on reconnait aisément la silhouette de l’AK47, le fusil d’assaut le plus répandu au monde, de l’Afrique au Proche-Orient, en passant par les milieux du grand bandistime en France. Par ailleurs, les douilles retrouvées dans les locaux de Charlie Hebdo, et dont des photos ont été publiées sur Twitter par des journalistes de l’hebdomadaire satirique, sont de calibre 7,62. Des munitions de guerre.Généralement, les chargeurs de kalachnikov permettent de loger 30 cartouches qui peuvent être tirées en rafale ou au coup par coup. Sur les vidéos qui ont été publiées, on entend surtout des détonations séparées, du coup par coup, signe là encore d’une certaine maîtrise dans l’utilisation de l’arme. Leurs tirs étaient maîtrisés et précis. Pas de moins de 15 impacts dans la voiture de police, qui s’est retrouvée face à eux et des tirs assez groupés.Le profil des tueurs Il y a cette scène, difficilement soutenable, où l’on voit l’un des membres des commandos tirer une balle à bout portant sur un policier. Aucune hésitation, le geste est à l’épaule, précis, sans empressement. Pas un regard pour la victime. Sur cette image, on a l’impression d’avoir affaire à des gens aguerris, qui tuent de manière presqu’habituelle.Le déroulement des faits à Charlie Hebdo Le mercredi matin, c’est le jour de parution de Charlie Hebdo. C’est aussi le jour de la conférence de la rédaction du journal. A 11h30, deux hommes cagoulés et lourdement armés abattent les deux policiers en faction au 10, rue Nicolas-Appert, siège du journal, dans le XIe arrondissement de Paris.Les assaillants montent ensuite dans la salle de rédaction et ouvrent le feu sur les journalistes présents. L’une des journalistes échappe aux balles, c’est l’une des rares rescapés. Quelques instants après le drame, Sigolène Vinson se confiait à RFI. « Je suis Sigolène, je suis en vie. Mais c’est horrible, il ya des morts [pleurs]. » Si Sigolène Vinson est encore en vie, c’est parce qu’elle est une femme. L’un des agresseurs a dit : « On ne tue pas les femmes, mais tu dois te convertir à l’islam et te voiler », avant de crier « Allah Akbar ».Plan vigipirate en « alerte attentat »Le gouvernement a annoncé avoir renforcé le plan vigipirate au niveau « alerte attentat » à la suite de l’attaque sanglante contre Charlie Hebdo. La mesure est en vigueur dans toute l’Ile-de-France. Il s’agit du plus haut niveau du dispositif. Cette procédure prévoit l’interdiction des grands rassemblements, ou de stationner près des écoles. Les contrôles et les patrouilles à proximité des lieux sensibles deviennent systématiques. Ce sont les édifices publics, les organes de presses, les lieux de cultes, les transports et les grands magasins.Des cellules de crises sont également mises en place et tous les services d’intervention d’urgence de la police et des secouristes sont en alerte. C’est la première fois depuis la réforme du système vigipirate l’an dernier que le niveau « alerte attentat » est activé.Depuis juillet 2005 et les attentats de Londres, il a toujours été au niveau rouge au minimum passant très souvent au niveau « rouge renforcé » durant les périodes sensibles comme les fêtes de fin d’année. En mars 2012, pour la première fois, le plan vigipirate était passé en « alerte écarlate ». C’était au moment des tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, dans lesquelles sept personnes, dont quatre enfants, étaient mortes.Suivez l’évolution de la situation en direct sur notre site.

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