Cent-vingt burkinabè arrêtés en Guinée et détenus dans un camp militaire

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Avant même que l’information ne se propage à vitesse V dans les médias et autres réseaux sociaux, le gouvernement de transition du Burkina Faso a pris les devants en communiquant sur une affaire qui pourrait ternir les relations diplomatiques entre ce pays et la Guinée d’Alpha Condé si elle n’est pas vite réglée.

« Cent-vingt (120) Burkinabè vivant en Guinée ont été arrêtés dans une zone minière et détenus dans des conditions déplorables dans un camp militaire. » C’est la première des quatre phrases contenues dans un communiqué laconique rendu publique jeudi par le Service d’information du gouvernement burkinabè.

Quand ont-ils arrêtés ? Qu’ont –ils fait de grave pour être arrêtes en masse ? Le texte ne donne aucun détail. Mais ces arrestations pourraient être liées aux conflits récurrents entre orpailleurs, populations autochtones et autorités locales. Et dans cette zone minière très convoitée, localisée en Haute-Guinée, ils sont nombreux les ressortissants burkinabè à s’y adonner à l’exploitation artisanale de l’or.

Aujourd’hui, le gouvernement burkinabè affirme que des pourparlers sont en cours avec les autorités guinéennes afin de permettre à ses compatriotes de recouvrer la liberté et la « quiétude pour mener à bien leurs activités dans ce pays. »

Par ailleurs, si le Gouvernement de la Transition a réaffirmé son engagement aux côtés de « tout citoyen burkinabè en difficulté partout où il se trouve », il a les a toutefois invité « au strict respect des législations en vigueur dans les pays hôtes. »

 

 

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