Cellou Dalein Diallo « Alpha Condé doit arrêter de violer nos lois… »

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photo cellou dalein diallo

« Lors du dialogue de juin 2013, on s’était engagé à suspendre nos manifestations pacifiques pour privilégier le dialogue et la concertation pour aplanir nos divergences avec le pouvoir. photo cellou dalein dialloMalheureusement les résultats du dialogue de juin 2013, sanctionnés par l’accord politique ne sont pas respectés. Ensuite en juin 2014 on  avait obtenu au forceps un dialogue au cours duquel on a obtenu très facilement un consensus sur l’ensemble des questions qui étaient inscrites à l’ordre du jour. Les relevés de conclusion devraient être signés, mais malheureusement, M Alpha Condé n’était pas d’accord, alors qu’il était représenté lors de ce dialogue par au moins cinq de ses ministres et tout l’Etat-major du RPG.   Alors qu’on s’était mis d’accord pour mettre en place un comité de suivi, un comité de veille sur la CENI (commission électorale nationale indépendante), on s’était mis d’accord pour que toutes les dispositions soient  prises pour que les élections communales se tiennent avant la fin de l’année 2014, on s’était mis d’accord que la CENI va solliciter un appui technique des partenaires techniques et financiers pour l’aider à préparer ces élections. Tout cela n’a pas été fait, elle a continué à travailler. On redemande l’ouverture du dialogue, malheureusement, on n’a pas obtenu l’accord du gouvernement pour se mettre autour de la table afin de faire le point sur la mise en  œuvre des engagements antérieurement pris. Et, qu’on ait une visibilité par rapport au calendrier électoral. Nous voulons que les élections communales aient lieux. Le gouvernement s’est engagé deux fois à les réaliser sans respecter. Et aujourd’hui, la tendance c’est de faire l’économie des élections communales. Or pour nous, c’est inacceptable. Dans la mesure où les élus locaux qui sont nommés. Ils sont des points d’appuis pour le parti au pouvoir pour organiser la fraude lors de ces élections » « Je ne peux pas me prononcer sur la sincérité des déclarations de Monsieur Alpha Condé d’autant plus qu’il a fait beaucoup de déclarations qui n’ont pas été respectées. Ceci dit, nous voulons non seulement que les élections se tiennent à date, mais nous voulons aussi que ça soit de véritables élections où l’équité, la transparence, la crédibilité du scrutin seraient assurées. D’abord  par l’indépendance et la neutralité de la CENI, mais aussi la  sincérité du fichier électoral. Mais avant nous voulons avoir des élus locaux véritablement élus par la population, pour le respect de la démocratie locale, mais aussi par respect des lois de la République.  » « Nous ne pensons à aucune situation. Nous pensons au respect de nos droits, de nos libertés. Nous avons des textes de lois que M. Alpha Condé est en train de violer. Nous lui demandons d’arrêter. Il y  a des engagements qu’il a pris qui n’ont pas été respectés. Nous allons lui demander de  les respecter. Nous avons privilégié le dialogue, puisque comme vous le savez, il y a plus d’un an et demi qu’on n’a pas fait  de manifestations.  Mais il se trouve que le gouvernement n’est pas de bonne foi. Le gouvernement ne respecte pas ses engagements. Aujourd’hui, la CENI n’associent nullement les partis politiques aux actions qu’elle mène dans le cadre de la préparation des élections. La transparence des élections, ce n’est pas le jour du scrutin seulement. C’est aussi pendant la préparation. Qu’est-ce qui coûterait à la CENI d’informer les partis politiques qu’elle envoie des missions à l’intérieur pour procéder à la correction des anomalies constatées lors des élections législatives ? On n’est au courant de rien. Et, aujourd’hui, le président de la CENI est en train de narguer l’opposition. Il va prendre des instructions auprès d’Alpha Condé pour les mettre en œuvre sans jamais nous associer. On ne va pas l’accepter. La transparence des élections, c’est maintenant. Il faut qu’il y ait  une CENI compétente, neutre  et impartiale qui associe les partis politiques à ce qu’elle fait. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Nous ne voulons pas de cette CENI. Puisqu’elle n’est pas du tout légitime, elle n’est pas conforme à la loi. Nous voulons une CENI mixte, une administration électorale solide, formée, équipée avec un conseil d’administration qui sera constitué par des partis politiques issus de la mouvance et de l’opposition. »

libreopinionguinee.com

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