C’est une autre sortie très costaud, qu’a effectué ce mardi 27 mars, le vice-président exclu de l’UFDG. Bah Oury qu’il s’exprimait hier sur les ondes d’une station privée de Conakry, a soulevé tant de préoccupation d’intérêt national. Touchant le cas des points de revendications de l’opposition Républicaine, l’ancien exilé de paris n’a pas trouvé un long chemin pour lâcher ses mille vérités.
« Vous avez mis en place un code électoral qui de faite, interdit les listes indépendantes ; Même pour les élections communales, il a fallu que le conseil constitutionnel réagisse pour rétablir un certain nombre d’aspect qui sont conformes avec une vision démocratique de l’évolution de la Guinée. Vous avez dans le code électoral dit que les plaintes sont prises en charge par les tribunaux de première instance de chaque circonscription, et la décision de ses tribunaux ne sont susceptibles d’aucun recours. Ce n’est qu’après que la CENI proclame les résultats définitifs. Mais à partir de ce moment-là, soit on n’est contre la loi. Mais aujourd’hui je trouve que c’est totalement irresponsable après avoir voté cette loi de revenir et de dire qu’il faut que la CENI donne des vrais résultats en violent la loi de la république et les gens ne se rendent pas compte de la gravité de cet acte. La Cote D’ivoire a sombré dans la guerre civile à cause de l’incapacité de la CENI de trancher correctement entre M. Gbagbo et M. Ouattara, lorsque les gens disent la CENI n’a qu’à nous restituer des voix volés, mais ils ne se rendent pas compte que l’avenir de la Guinée à partir de ce moment, risque d’être totalement compromise, par ce que demain à une élection nationale, quelqu’un qui est battu peut dire je vais créer de problème une fois qu’on me restitue des voix, où ira la Guinée ? C’est la raison pour laquelle je dis haut et fort, les guinéens doivent être plus exigent avec leurs classes politiques. On ne peut plus se permettre que des gens soient à la tête d’un parti politique par ce qu’ils ont investie de la parole publique, ils peuvent se permettre de dire du n’importe comment, la sécurité nationale est une des composantes qui nous interpelle quel que soit la position que nous nous plaçons et moi je dis la stabilité de la Guinée, est une réalité que nous tous nous devrons mettre sur le devant parce que sinon, on ne parlera plus de pays » a mis en garde l’opposant.
Alors que l’opposition guinéenne estime que le scrutin du 4 février dernier a été émaillé de fraude massive, Bah Oury de son côté, trouve que la corruption est partagée.
« Je dis que la fraude a été dans tous les camps, j’en n’ai les preuves parce que j’étais impliqué dans l’organisation en tant qu’animateur du renouveau (parti politique qu’il dirige ndlr), lorsque vous êtes partie prenante dans la confection de cette loi, c’est une lourde responsabilité. Nous, nous avons contesté la manière dont ils ont voté et accepté ce code électoral qui nomme les chefs de quartier. On n’a dit que ce n’est pas bon, mais ils ont fait un code électoral, ils ont mis des verrous, ils ont tous voté ce code électoral donc il faut qu’ils assument les responsabilités avec responsabilité. Lorsqu’un juge se comporte mal, vous avez une procédure bien précise pour porter plainte au niveau de la haute magistrature pour que le cas puisse être examiné et qu’il y ait une sanction à l’égard des magistrats qui n’ont pas été à la hauteur de l’application stricte du droit.
Si on veut que notre processus démocratique avance, il faut qu’on aille jusqu’au bout pour obliger toutes les institutions à assumer leurs responsabilités, je suis étonné qu’à l’assemblée nationale, que des députés se mettent a piétiné la loi, l’assemblée nationale qui a été et celle qui a voté reste comme si ça ne la concerne pas, c’est cette démission collective qui est l’impunité et qui justifie la mal gouvernance. Il ne faudrait pas qu’on voit la mal gouvernance simplement d’un seul côté, la mal gouvernance elle est partout. Quelqu’un qui est de l’opposition démocratique, c’est lui qui doit être le plus porteur à aller dans le sens strict des lois de la république, dans la mesure où c’est conforme à l’intérêt général, il doit proposer pour aller de l’avant. Mais si c’est ceux qui sont à l’opposition qui demandent à ce qu’on viole les lois, qui fond des accords pour avoir des arrangements particuliers pour leurs propres intérêts, mais je dis que cette opposition n’est pas celle qu’il faut pour la Guinée, c’est la raison pour laquelle j’ai dit que je suis pour une opposition constructive », lâche l’ancien ministre de la réconciliation nationale.
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