Le rôle joué par les présidents Aziz de la Mauritanie et Condé de la Guinée dans le dénouement final de la crise gambienne, est imputable à des manquements de la Cedeao. Les deux présidents précités, de l’avis de l’avocat Assane Dioma Ndiaye, «auraient simplement dû demander à la Cedeao de poursuivre le travail amorcé dès lors que c’est Jammeh qui a demandé une intercession, au dernier moment». «On aurait pu, pense-t-il, reléguer pour cette tâche, la présidente du Liberia, Elen Johnson Sirleaf, présidente de la Cedeao ou même le président du Nigeria, Muhamadou Buhari.

Car il s’agit simplement d’une reddition. Là, on n’a pas encore besoin de chercher des médiateurs qui n’étaient pas les plus indiqués», relève, dans un entretien au journal Lobservateur, l’avocat et président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh). Quid d’éventuelles poursuites contre Jammeh? «Il n’y a pas de contradiction entre le document aujourd’hui brandi et l’éventualité de poursuites judiciaires», précise Assane Dioma Ndiaye, convaincu que Jammeh peut bel et bien être poursuivi. Autrement, nous n’hésiterions pas à l’attaquer devant qui de droit, menace-t-il.

Toutefois, «Concernant les pertes de biens, il faut aller vers une commission d’enquête relativement aux 22 ans de pouvoir et de gestion de Jammeh. Cela permettra d’établir les faits, de tout temps, allégués, avec une documentation bien circonstanciée», conclut-il.

Auteur: Seneweb

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