Photo cellou Dalein et Dadis Camara

« Ce qui nous dérange, ce n’est pas l’alliance en tant que telle ; mais, c’est la personne de monsieur Cellou Dalein, victime du 28 septembre et Moussa Dadis Camara. Nous pensons que cela est une trahison », a indiqué Ibrahima Barry, président du collectif des associations des victimes, ce vendredi 31 juillet 2015, lors d’une conférence de presse.

Les victimes sont venues très nombreuses à la maison de la presse pour exprimer leur solidarité à ceux qui sont tombés le 28 septembre 2009, suite à la répression de l’armée dont le commandant en chef Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir à l’époque.

Le président de ce collectif reconnait le droit à l’alliance qu’a tout parti politique, mais déplore que cette alliance soit envisagée entre Cellou Dalein, l’homme qui aurait fustigé Dadis Camara ces dernières années.

« Le problème, c’est le fait de la personne de Moussa Dadis Camara et la personne d’El hadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, qui a fustigé M. Moussa Dadis Camara pendant deux, trois ans. On ne comprend pas ce revirement de situation. Pourquoi ? Parce qu’on veut aller à Sékhoutouréya ? », s’est interrogé monsieur Barry, ajoutant que le capitaine Dadis avait bien assumé ces massacres.

Mais, dans l’opinion, des questions se posent sur la démarche de monsieur Barry et compagnons. Certains craignent que les protestataires d’aujourd’hui, qui n’avaient pas été si bavards depuis 2009, soient victimes eux-mêmes de manipulation politique pour servir un camp contre l’autre. Comment comprendre que les victimes se préoccupent plus sur un accord politique que sur le refus de juger- depuis bientôt six ans- un crime dont beaucoup d’acteurs gardent encore des postes et privilèges au sommet de l’Etat ?

Avec Guineematin.com

 

 

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