Affaire KPC-BAH Thierno Mamadou : Le verdict attendu pour le 27 Avril

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Le procès opposant l’ancien journaliste BAH Thierno Mamadou à l’homme d’affaires (sic) Kerfella Camara dit KPC, a pris fin ce jeudi au TPI de Dixinn et mis en délibéré pour le jeudi 27 Avril prochain.

La salle, comme depuis le début du procès, était bourrée de journalistes et de militants. Les plaidoiries et le réquisitoire ont duré près de quatre heures de temps. L’ancien journaliste, BAH Thierno Mamadou, en plus de la plaidoirie de son avocat Me Salifou Béavogui, est lui-même intervenu près de 30mn. Il a démonté, de façon aisée, les arguments de la partie civile et du procureur. Il a remis les pendules à l’heure et replacé le dossier dans son vrai contexte. Il a fait comprendre qu’en ce qui concerne les films ou vidéo X, que son éducation ne lui permet point de parler de ça. Il a rajouté, en répondant à une phrase d’un des avocats de KPC parlant d’éducation, qu’il est lui, un homme bien éduqué, honnête et sérieux. Que lui n’a jamais suivi la femme d’autrui et qu’il n’a jamais brisé un mariage. Il a mis le procureur dos au mur en rappelant à ce dernier qu’il était bel et bien disposé à citer le journaliste si Monsieur le procureur en faisait la demande. Ce que ce dernier, devant l’auditoire, avait refusé lors de l’audience précédente.

Pour rappelle, le Président de la NGC avait dit : « Je ne donnerai pas le nom du journaliste aux avocats de KPC, je refuse de le faire. C’est une question de sécurité. Mais vous Monsieur le Procureur, si vous désirez savoir qui est le journaliste, eh bien, je vous donne ici et toute suite, son prénom et nom et son adresse complète. »

Le Procureur Diawara avait répondu : « Non, ce n’est pas important de connaitre ou de faire comparaître le journaliste en question … » Cette réponse du Procureur avait étonné tout le monde. Et aujourd’hui, pendant son réquisitoire, le même procureur, assis à la même place, s’est autorisé à dire que « Monsieur BAH a été incapable de donner le nom du journaliste ». Ce que l’ancien journaliste à balayer d’un revers de main et mis le procureur dos au mur. Notre ancien confrère à réitérer que : « Monsieur le procureur, je suis disposé ici et toute, à l’instant, à vous communiquer l’adresse complète du journaliste mais seulement et seulement si vous m’en faite la demande officiellement. » En guise de réaction, le procureur n’a fait que sourire sans rajouter mot. Le Président de la NGC a eu le dernier mot et le Président du Tribunal a renvoyé en quinzaine pour délibéré.

Avec guineeinfos

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