Affaire 500 millions et menaces du Kountigui: Le plus préoccupant pour Dalein, c’est…

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Sitôt rentré de son périple de la Haute Guinée et de la Guinée forestière, le président de l’Ufdg a répondu aux accusations de Faya Bourouno du Pedn sur une prétendue perception de 500 millions de FG par le chef de file de l’opposition qu’il est. Sur la menace du Kountigui de la Basse Guinée, Cellou Dalein Diallo rappelle que les manifestations politiques sont consacrées par la Constitution.

Du statut de chef de file

Adopté en décembre 2014, le statut de chef de file de l’opposition prévoit des avantages, des frais de représentation à l’institution qui prend place au rang protocolaire immédiatement après les présidents des institutions républicaines. Il était également prévu que le chef de file puisse avoir dès 2015 un budget, des moyens, une voiture de commandement et une voiture de sécurité. Le président de l’Ufdg souligne: «Le pouvoir avait bloqué, je ne sais pas pour quelle raison. Je n’ai jamais revendiqué puisque l’initiative de la loi est du président de la République. Il a décidé de bloquer les avantages, subvention. On m’a donné le nom du compte qui aurait été ouvert. Au moment où j’ai quitté aucun sous n’était encore tombé. Donc, je n’ai pas encore reçu même un seul sous de ce montant. Mais, j’ai reçu notification de l’existence du crédit des modalités de versement. J’ai appris que l’ordre de virement a été émis, mais qu’il n’était pas encore exécuté.»

De la reprise des manifestations

Outrée par la non-application de l’Accord politique du 12 octobre 2016, l’opposition envisage de reprendre les manifestations politiques. Le Kountigui (chef coutumier) de la Basse Côte menace de représailles à quiconque brûle des pneus dans les rues de la région. «Celui qui veut brûler qu’il retourne dans sa région d’origine», a-t-il averti.

Se sentant visé par les propos de son ami Elhadj Sékhouna Soumah, Dalein Diallo réagit. «Nous avons une Constitution qui donne le droit à toutes les associations d’organiser des manifestations pacifiques sur les places publiques et dans les rues. Maintenant, je ne sais pas si une personne a le droit d’interdire cela, puisqu’on a dit qu’on ne demande pas d’autorisation. On a une obligation de déclaration préalable et non (de demander) une autorisation». La dernière manifestation de l’opposition remonte au 16 août 2016 suite à laquelle il y a eu un mort et des blessés. Depuis 2010, plus de 70 personnes ont été tuées lors des manifestations politiques en Guinée.

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