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International.

A une semaine du second tour en France, Marine Le Pen accusée d’avoir détourné environ 600 000 euros d’argent public européen

A une semaine du second tour en France, Marine Le Pen accusée d’avoir détourné environ 600 000 euros d’argent public européen
MARINE LE PEN RN

Marine Le Pen et ses proches, membres de son parti le Rassemblement national (RN), sont accusés d’avoir détourné environ 600 000 euros d’argent public européen au cours de leur mandature d’eurodéputés. Ils sont mis en cause par l’Office européen de la lutte anti-fraude (Olaf).

L’Olaf accuse Marine Le Pen et trois autres anciens députés européens : son père Jean-Marie Le Pen, son ancien compagnon Louis Aliot et Bruno Gollnisch, membre du bureau national du Rassemblement national. L’Europe des nations et des libertés (ENL), le groupe d’extrême droite au Parlement européen, est également citée.

Dans son rapport, l’Olaf estime que la candidate d’extrême droite a personnellement détourné environ 137 000 euros lors de son mandat entre 2004 et 2017. En tout, près de 600 000 euros d’argent public européen auraient été utilisés à des fins de politique nationale, pour des dépenses personnelles ou pour des prestations au profit de sociétés proches de son parti et de l’ENL.

Le RN dénonce une instrumentalisation avant le second tour

Le rapport de l’Olaf est actuellement entre les mains du parquet de Paris. « Je m’étonne du timing de la révélation », ironise pour sa part maître Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen, à quelques jours du second tour de la présidentielle. Il dénonce une « instrumentalisation » et assure que la candidate du RN conteste ce rapport.

Depuis cinq ans, Marine Le Pen est déjà mise en examen pour détournement de fonds publics dans une autre affaire, concernant des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen.

Libreopinionguinee avec RFI

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