Des volontaires européens et guinéens engagés pour la gestion des risques.
Durant plusieurs mois, 15 volontaires internationaux et nationaux se sont unis afin d’intervenir auprès d’organisations et ainsi travailler sur la prévention et la gestion des risques de catastrophes en Guinée.
Le projet vise à renforcer la résilience des populations vulnérables face aux crises récurrentes, à travers le renforcement des politiques d’engagement des jeunes en tant qu’acteurs de la prévention, de la gestion des risques, de l’amélioration de la résilience des populations. Dans ses objectifs, le projet s’attèle à renforcer les capacités des Espaces Volontariats, des organisations nationales de volontariat et d’autres acteurs humanitaires, sur l’implication de volontaires (locaux, nationaux, européens) dans la réduction des risques, la prévention des crises et l’adaptation aux changements climatiques, renforcer la résilience des populations vulnérables face aux crises sanitaires, alimentaires et aux risques liés aux changements climatiques. L’autre enjeu du projet sera d’évaluer la valeur ajoutée de l’implication des volontaires dans ces activités, en tirer des recommandations et les disséminer auprès des organisations humanitaires et les politiques nationales de volontariat pour en assurer la réplication.
Les trois objectifs spécifiques de ce projet sont les suivantes :
Un intérêt général commun
Déployés dans 3 pays (Guinée, Sénégal et Togo) par France Volontaires et Zavod Voluntariat, trente (30) volontaires européens associés à des volontaires nationaux contribueront à améliorer la réduction de l’insécurité alimentaire, la santé communautaire, l’eau et l’assainissement, la prévention de l’érosion côtière et fluviale, et la gestion des volontaires par les organisations humanitaires. L’objectif général est de renforcer les politiques d’engagement des jeunes (des pays partenaires, et européens) en tant qu’acteurs de la prévention, de la gestion des risques, de l’amélioration de la résilience des populations.
En Guinée, onze (11) Volontaires européens ont travaillé enbinôme avec des volontaires nationaux. Ce projet est porté sur terrain par France Volontaires Guinée et ses partenaires à savoir l’ANVJ (Agence Nationale du Volontariat Jeunes), AIE (Association pour l’Intégration de l’Enfant) et PAM (Programme Alimentaire Mondial) sur des thématiques de la gestion et prévention des crises, la sécurité alimentaire et l’érosion côtière et fluviale. Avec l’avènement de la pandémie à COVID19 en Guinée, le projet a proposé une réponse à la pandémie avec les partenaires traditionnels cités mais aussi avec des nouvelles structures associées comme la Plateforme Stop Covid 19, AJP, un consortium d’ONG, Stop COVID 19 Afrique représenté par Destin en Main. Cette crise de COVID19 s’offre à nous comme un champ d’expérimentation sur les enjeux du Projet AVENIR. Ce fut donc une occasion d’expérimenter les collaborations possibles en situation de crises afin d’apporter des réponses humanitaires et renforcer la résilience des populations touchées. Dans ce cadre, plus de 2 500 kits pour le respect des mesures barrières ont été distribuées.
Dans le cadre aussi de ce projet et pour lutter contre l’érosion fluviale, nous avons pu reboisé plus de 18 hectares des têtes de source du Fleuve Niger avec l’Association pour l’Intégration de l’Enfant sur les 45 hectares dégradés par les activités anthropiques.
Enfin, les capacités humanitaires et institutionnelles de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse ont été renforcées.
Une agence du volontariat renforcée
L’agence nationale du volontariat jeunesse possède un rôle important dans la formation des acteurs locaux pour la gestion des risques. Il était donc nécessaire de renforcer les capacités des collaborateurs de ladite agence afin qu’ils puissent travailler et former à leur tour en toute autonomie. Un binôme franco-guinéen s’est attelé à la tâche durant 1 an à consolider les connaissances et les capacités des membres de l’ANVJ. Ces derniers ont pu bénéficier des formations suivantes :
Lors de la cérémonie de clôture de ces formations, le Directeur Général Adjoint Macka Baldé a remercié « les formateurs et formatrices pour tous les efforts fourni » et exprime [sa] profonde gratitude à l’Union Européenne. Yomba Sanoh, Directeur Général a quant à lui fait savoir que le gouvernement guinéen (à travers la voix du Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mamadou Mouctar Diallo) « apprécie beaucoup la contribution des volontaires internationaux et nationaux au développement de la Guinée ».
Projet AVENIR, un binômage essentiel
Une des caractéristiques du Projet AVENIR, est le binômage européen/national. C’est un élément « tout à fait indispensable pour faire un travail de qualité » (…) Nous seuls européens on ne peut pas avancer dans les projets, parce qu’on n’a pas une connaissance très fine du terrain et donc c’est vraiment indispensable que l’on soit ensemble » souligne Stéphane A. volontaire européen sénior au sein de l’ONG AIE ». Yomba Sanoh ajoute « Aujourd’hui, je suis fier de savoir que le Projet AVENIR fait une nouvelle expérimentation de faire travailler ensemble des volontaires européens et nationaux sur la gestion des préventions des risques et catastrophes naturelles. »
A l’heure actuelle, les derniers volontaires présents en Guinée ont su s’adapter face à la pandémie Covid-19 en prenant des initiatives de distribution de kits sanitaires par exemple et en formant des bénévoles pour mener des sensibilisations à la population guinéenne.