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Politique.

Guinée – Législatives : Les opérations d’enrôlement des électeurs menacées de perturbations

Guinée – Législatives : Les opérations d’enrôlement des électeurs menacées de perturbations

Les opérations d’enrôlement des électeurs dont le début est prévu pour le jeudi 21 novembre risquent de connaître des perturbations. Pour cause, les superviseurs de cette étape cruciale du processus électoral en cours menacent de saboter le lancement de ces activités.

Selon des sources concordantes jointes par Guineenews©, c’est une histoire de motos qui risque de compromettre le début du processus des législatives dont la date du 16 février 2020 fait encore couler encre et salive. La qualité et le prix des motos que les superviseurs devraient recevoir de Hermes seraient la pomme de discorde entre les deux parties. En lieu et place des motos qui coûteraient sept millions cinq cent mille francs guinéens (7.500.000 GNF), ce sont des engins de quatre (4) millions qui leur seraient proposés.

Et en plus du prix dont les 30% seraient déjà payés à l’avance, les superviseurs estiment que la marque choisie par Hermes n’aurait pas de qualités requises. Alors que de leur côté, ils affirment avoir respecté jusque-là leur part du contrat. C’est le cas des délais indiqués pour être aux préfectures où les agents sont mutés et la formation des opérateurs de saisie par exemple.

Les différents interlocuteurs joints au téléphone font état d’une position commune des superviseurs au niveau national. « Il n’y a pas de travail tant que nous n’avons pas une moto telle qu’indiquée dans le contrat », déclare un superviseur qui requiert l’anonymat.   Et notre source d’ajouter : « Je ne peux pas risquer ma vie et faire ça sur la petite moto-là. » Il a précisé de passage que si cette menace était mise à exécution, les agents d’enrôlement ne pourraient pas accéder aux kits d’enrôlement dont le code seraient détenu par les superviseurs.

Pour recouper l’information, toutes nos tentatives d’entrer en contact avec Hermes ont été vaines. Au téléphone de Guineenews©, un de ses représentants basé à l’intérieur du pays dit n’avoir aucun contact avec l’entreprise.

Malheureusement, la commission électorale nationale indépendante (CENI) alertée par nos soins n’a pas réagi non plus. Nos appels et autres messages vers la présidence et le départent de la communication de l’institution sont restés sans suite.

Nous y reviendrons.

Guineenews

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